Dans le cadre du prochain exercice budgétaire, l’ATO (Association of Tourist Operators) a formulé plusieurs demandes au gouvernement, dont le soutien de celui-ci pour l’institution d’un Support and Consultation Centre. Lequel pourrait définir des stratégies spécifiques pour les PME touristiques. C’était lundi à la MTPA, en présence du ministre du Tourisme Michaël Sik Yuen et de Nita Deerpalsing, présidente de la Commission pour la démocratisation de l’économie. L’ATO a par ailleurs demandé que du budget qui sera alloué pour la promotion de la destination, soit votée une somme spécifique pour les petits opérateurs touristiques.
« Nous croyons fortement en la nécessité d’un Support and Consultation Centre parce qu’il faut des stratégies spécifiques pour les PME » fait ressortir au Mauricien, Chetraj Jhurry, président de l’ATO. Jusqu’ici, constate l’ATO, « les stratégies qui ont été adoptées étaient davantage adaptées aux grands hôtels. Les PME touristiques en ont souffert ». D’où la détermination de l’ATO d’aller de l’avant en 2014, avec la création d’un Support and Consultation Centre. « Je suggère un panel pour les gros opérateurs et un panel à travers ce centre pour les petits opérateurs. » Un tel centre, précise Chetraj Jhurry, aiderait à regrouper les PME touristiques tout en leur dispensant une formation. « Nous demandons donc au gouvernement de nous prêter main-forte pour concrétiser ce projet. »
Et, une fois ce centre créé, l’ATO fait valoir l’importance de l’allocation d’un budget séparé pour les PME touristiques dans la promotion de la destination. « Les stratégies qui seront définies devront se différencier de celles des grands hôtels », ajoute Chetraj Jhurry.
Pour le président de l’ATO, « c’est comme deux différents types de bassin. Il faut identifier des niches spécifiques pour les PME. Si on applique le modus operandi qu’on utilise pour les gros hôtels — bien sûr, il faut pêcher dans des bassins spécifiques — la croissance des petits opérateurs va doubler. Ce sont deux types de consommateur et deux types de marché. Il faut savoir aller les prendre et trouver le juste milieu pour que les deux secteurs marchent ».
L’ATO s’est soumise à un exercice de répertoriage des petits hôtels avec moins de Rs 50 millions de chiffre d’affaires et est venue avec une liste de 500 chambres dans les hôtels de cette catégorie et 80 chambres dans le secteur para-hôtelier (bungalows…). « Nous avons exprimé nos besoins pour une croissance minimum de 8 % pour l’an prochain. Nous avons proposé un quantum 50/50, c’est-à-dire, nous y contribuons à 50 % et nous demandons à l’État d’y contribuer à 50 % », indique le président de l’ATO.
L’association demande d’autre part une subvention pour la formation des 2 500 employés répertoriés dans ces types d’hôtels en vue de maintenir la qualité de la destination. « Nous demandons aussi des prêts au repo rate surtout quand il s’agit de l’achat d’équipements et accessoires ayant trait à la sécurité. Parce que souvent, quand il faut changer un door lock, par exemple, c’est toute la porte qu’il faut changer. » L’ATO souhaite en outre que les facilités accordées aux propriétaires de logement pour les chauffe-eau solaires soient étendues aux petits hôtels.
Le président de l’ATO a aussi attiré l’attention sur la location des terrains à bail par les petits hôtels. « Il y a un problème au niveau des critères établis. Par exemple, à Grand-Baie, un hôtel cinq étoiles et un trois étoiles sont considérés dans le même zoning alors que la qualité du site est différente et la facturation pareille. »