Des dénonciations d’ingérences avec des copies des extraits des dossiers contre un autre ministre circulent ces jours-ci. Dans le premier cas, le ministre se serait permis de téléphoner personnellement aux propriétaires de l’immeuble pour discuter du loyer pour aménager des bureaux du ministère avant de procéder à des exercices d’appels d’offres. Dans le second cas, il est accusé d’avoir émis des directives, pour ne pas dire exercer des pressions, pour l’achat d’équipement informatique et de téléphones cellulaires, même si le ministère dispose de serviceable ones.
Le cas d’aménagement des bureaux du ministère d’une superficie de 50 000 pieds carrés remonte à novembre 2010. Alors que les cadres du ministère étaient engagés à préparer les procédures pour l’appel d’offres, en un coup de téléphone en date du 8 novembre 2010, le ministre devait régler la question du loyer à être payé.
Le loyer annuel se monte à Rs 17 millions, alors que les travaux de Partitioning étaient estimés à Rs 34 millions. Le Whistleblower, qui a pris le soin de photocopier des extraits de ce dossier du ministère, soutient que « the tender was tailor-made and at the end of the day, the chosen bidder won the tender ». Le contrat avait été alloué en juillet 2011.
Le même ministre est également accusé d’abus de pouvoir et de gaspillage de fonds publics pour l’achat d’équipement informatique et de téléphones cellulaires. La scène se déroule au bureau du ministre concerné le 12 août 2011 et en présence des Advisers.
Selon la Minute 356 du dossier, le fonctionnaire convoqué est en présence de directives pour l’achat de trois laptops pour être distribués à des conseillers, dont un n’est pas encore recruté. « Minister forcefully put it that he did not want second hand laptops to be given to his advisers and certainly not laptops which have not been in use for more than four years », peut-on lire dans le dossier.
Le fonctionnaire devait faire remarquer au ministre que « as long as the equipment is serviceable, we should not buy new ones ». Cette remarque fort justifiée devait tomber dans l’oreille d’un sourd, le ministre ne voulant rien comprendre. « Given that it is a directive, please arrange for implementation. Accountability will rest where it has to », devait ajouter le fonctionnaire par mesure de précaution.
Le ministre devait également ordonner que le téléphone cellulaire d’un de ses bodyguards soit remplacé, vu que celui-ci grésillait. L’exécution de ces directives ministérielles fut quasi immédiate car les cotations furent reçues pour tous ces équipements le 17 août 2011, et les fonctionnaires concernés ayant pris le soin de se couvrir en incluant tous les détails de cet épisode dans le dossier.