Pour la ministre de l’Égalité des genres, « en tant que secteur d’activité, l’entrepreneuriat peut s’avérer être une solution viable au chômage structurel qui sévit actuellement à Maurice et dans le monde, surtout pour les femmes ». Mireille Martin s’exprimait hier lors de la deuxième édition de la Buyer-Seller Meeting, organisée par le National Women Entrepreneur Council, qui opère sous l’égide de son ministère.
Quatre-vingts femmes entrepreneurs opérant dans les secteurs alimentaire, artisanal et textile ont participé à cette initiative qui a reçu le soutien de la Barclays Bank. L’événement avait pour but d’élargir le réseau entre les femmes entrepreneurs et les acheteurs potentiels tels des hôtels et supermarchés. Elles avaient ainsi l’opportunité de se faire connaître des hôtels, supermarchés et autres grandes entreprises pouvant représenter des acheteurs potentiels de leurs produits. Une occasion, donc, de contracter des commandes, de booster leurs ventes, d’agrandir leur entreprise et de renforcer leur réseau de contacts.
Pour la ministre de l’Égalité des genres, les femmes à Maurice représentant 50 % de la population, il est tout à fait « légitime d’accorder une attention plus soutenue à la capacité des femmes à contribuer à l’activité économique du pays ». En guise d’encouragement, Mireille Martin devait rappeler la définition de l’entrepreneur par Paul Fortin, un expert québécois dans le domaine, soit « une personne habile à transformer un rêve, un problème ou une occasion d’affaires en une entreprise viable. Et parce qu’il crée de la richesse et des emplois, parce qu’il transforme la société, parce qu’il recrée le monde, l’entrepreneur est un véritable cadeau que la société doit s’empresser de reconnaître, de valoriser et de citer en exemple ». Le gouvernement, ajoute-t-elle, se doit ainsi d’aider ces personnes.
La ministre se dit consciente du « fossé » qui existe entre hommes et femmes entrepreneurs, auquel il importe de remédier de toute urgence. Les dernières statistiques de 2010 indiquent ainsi que 44,2 % des femmes seulement sont dans la vie active. « Quand nous examinons de plus près ces chiffres, nous constatons que la participation des femmes à la vie économique est beaucoup plus quantitative que qualitative ».
Mireille Martin se dit également consciente de la situation de la femme entrepreneur à Maurice face à la nouvelle donne économique mondiale. « Avec le spectre de la récession économique au niveau de l’Europe, le défi à relever est encore plus grand pour les femmes chefs d’entreprises qui pensent non seulement local mais aussi régional et international ». Dans ce contexte, dit-elle, le National Women Entrepreneur Council multiplie les initiatives pour les femmes qui veulent faire du business. Le NWEC prépare ainsi un guide complet à l’intention des aspirantes entrepreneures. Des formations sont en outre dispensées dans des domaines aussi variés que la finance, le marketing et l’informatique. La ministre a qualifié le rôle des petites entreprises de « crucial et stratégique dans la vie économique de notre pays ».