En 2003 à Maurice, l’ex-président du Conseil international des Jeux (Cij) Henri Roger avait immortalisé la petite phrase « zoli travay. » Certains en ont fait un slogan d’entreprise par la suite. Hier, au stade Linite à Roche-Caïman, les Seychelles nous ont fait découvrir une autre petite phrase qui va certainement caractériser pendant encore longtemps non seulement les 8es JIOI, mais les Jeux tout court. « Nou zil, Nou zwe », le slogan phare de ce rendez-vous sportif et qu’on retrouve dans l’hymne des Jeux, a été au coeur même de cette cérémonie d’ouverture qui a d’abord frappé par sa simplicité, puis par la générosité de ses acteurs dans le show.
La partie protocolaire de cette cérémonie d’ouverture a été un peu longue et à un certain moment les athlètes présents au stade étaient perdus dans les propos tenus. D’autant que la partie musicale des cérémonies protocolaires fut assurée par une fanfare nationale qui n’était pas vraiment au mieux de sa forme, avec en plus une sonorisation exécrable dans un si grand stade, puisque la fanfare de Nilsen Hernest jouait sans sonorisation appropriée. C’est dire que l’émotion si nécessaire dans ce type d’exercice n’y était nullement présent, même l’entrée dans le stade des différentes délégations n’avait rien pu changer à la situation qui frisait la monotonie.
Le seul moment d’émotion de cette partie est arrivé avec l’entrée dans le stade de la flamme des Jeux, pour ne pas déroger à une tradition désormais bien établie. Lorsqu’elle a été transmise à l’ex-ministre des Sports des Seychelles Sylvette Pool, on a senti le stade vibrer comme un seul homme, d’autant plus que celle qui a pris le relais, Marie-Ange Bouchereau, est une figure incontournable du volley-ball aux Seychelles avec ses deux médailles d’or des JIOI (1998 et 2003) et championne d’Afrique en 2001 au Nigeria. C’est le Mauricien Judex Basile, médaillé d’or en boxe en 1979, qui a pris l’avant-dernier relais pour ensuite transmettre la flamme à Linda Jeanne (médaillée d’or en heptathlon), qui a allumé la vasque.
C’est sur cette lancée que le spectacle a débuté. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Dallons ont su mettre de l’ambiance dans ce Stad Linité où se trouvaient entre 5 000 et 6 000 personnes. Raymond Clarisse, le concepteur et réalisateur du spectacle son et lumière, a permis de découvrir une facette jusque-là inconnue des Seychelles : le visuel. La mise en place, les thèmes choisis et, mieux, les artistes seychellois ont sans aucun doute donné toute sa signification au slogan Nou zil, Nou zwe.