Les subventions sur les prix du riz, de la farine et du gaz coûtent Rs 1,6 milliard chaque année à l’État, a révélé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Cader Sayed-Hossen, lors du lancement d’une campagne de sensibilisation pour la promotion de la consommation de la farine de blé à Plaine-des-Papayes, hier.
Sans ces subventions, dit le ministre, la farine coûterait Rs 8.75 le demi-kilo, le riz ration serait vendu à Rs 7.50 le demi-kilo contre Rs 5.65 et la bonbonne de 12 kg de gaz à Rs 750 contre Rs 330. L’État offre, ainsi, une somme totale de Rs 1,6 milliard sous forme de subventions à ces produits de consommation de base, tant aux riches qu’aux pauvres. « Ce n’est pas une mince affaire », a affirmé le ministre Sayed-Hossen, ajoutant qu’on doit ces subventions au Premier ministre Navin Ramgoolam « ki oule dimounn viv byin e an bonn sante dans nou pei ». « Kan ou ena bon sante e ou ena ledikasion gratis ki ou oule plis ki sa ? » a-t-il demandé à son auditoire. C’est cela l’objectif du Premier ministre, dit-il : « Osi lontan ki Navin Ramgoolam pou PM, sa vizion la pou kontinie e zot pou soutenir Parti Travayis pou ki li kapav kontinie travay pou ou. »
Avant lui, le ministre de la Santé, Lormus Bundhoo, est intervenu pour parler de la santé des femmes qui sont les plus affectées par le cancer. « Notre Premier ministre se soucie de votre santé », a-t-il dit aux femmes présentes. Environ 2 000 Mauriciens sont atteints de cancer chaque année, dont environ 400 femmes qui sont atteintes de cancer du sein. « Environ 1 200 meurent chaque année, soit une femme meurt tous les deux jours du cancer du sein », a-t-il estimé.
Lormus. Bundhoo a parlé d’une série de facteurs de risques qui font progresser les maladies non transmissible à Maurice. « On ne peut plus continuer ainsi. Il faut un changement dans nos habitudes alimentaires et il nous faut faire des exercices physiques régulièrement », a-t-il dit. Le ministre a indiqué qu’à partir de l’allocation du prochain contrat de fourniture d’aliments aux hôpitaux, il veillera à ce que seul le pain de blé soit servi aux patients et dans les écoles primaires.
L’autre ministre à intervenir lors de cette activité a été celui de l’Environnement, Deva Virahsawmy, qui a appelé les Mauriciens à ne pas « rod lasante apre ki fini tom malad. »
« Il faut prendre des précautions et faire de la prévention », a-t-il insisté. Le PPS Balkissoon Hookoom, lui, a enchaîné sur le même thème pour mettre les Mauriciens devant leurs responsabilités envers leur propre santé en faisant un check-up médical régulier. « Si nous sommes malades, nous n’allons pas travailler et l’économie souffrira, la croissance baissera, il n’y aura pas de richesse », a-t-il prévenu. Quant à la PPS Pratibha Bholah, elle a donné un cours de nutrition à son auditoire en mettant l’accent sur la nécessité de consommer de la farine de blé au lieu de la farine blanche. Aux femmes, elle a dit : « Si ou manz dible ou pou res an bon sante ».
A la fin de cette activité, le millier de personnes présentes ont eu droit à un sac de farine de blé d’un kilo offert par la State Trading Corporation (STC), un livre de recettes et de pains fabriqués avec de la farine de blé et un take-away contenant une préparation de légumes.