Vingt-quatre entraîneurs ont décroché leur licence C de la Confédération africaine de football (CAF) après avoir suivi un stage résidentiel de deux semaines en juillet de l’année dernière au centre technique de la MFA, dirigé par le directeur technique national, Christophe Desbouillons, et un groupe d’entraîneurs locaux.
La remise des certificats a eu lieu mercredi à la Football House. Le président de la MFA, Vinod Persunnoo, a d’emblée félicité les récipiendaires pour le travail accompli durant leur stage et leur a demandé de continuer à aider au développement du football, particulièrement auprès des jeunes.
Bien qu’une licence C autorise le titulaire d’exercer au niveau des écoles de foot ou au niveau régional, nombre d’entre les nouveaux vingt-quatre détenteurs de cette licence exercent dans les divisions nationales, notamment en Premier League.
« Cette formation a été un plus pour moi en tant qu’entraîneur. Elle m’a aidé à mieux comprendre le rôle d’un entraîneur et aussi à mieux me situer dans certains contextes », souligne Henri Spéville, entraîneur du Pamplemousses SC, champion de la Premier League de la saison 2011-2012.
Toutefois, Henri Spéville avance que le poste d’entraîneur doit être à plein temps en raison du volume de travail à accomplir. « C’est très intéressant, mais si on veut vraiment s’améliorer, il faut professionnaliser ce poste. À ce moment, nous aurons plus de temps pour nous y consacrer et aussi pour faire des recherches pour continuer à progresser. »
Plusieurs de ces vingt-quatre nouveaux détenteurs de licence C de la CAF possèdent une bonne connaissance en tant que joueurs de première division. Mais Henri Spéville fait remarquer que cette expérience ne suffit pas pour être un bon entraîneur. Il s’agit d’un autre monde.
« Certes, c’est un avantage lorsqu’un joueur de haut niveau entame une carrière d’entraîneur. Mais le coaching est un monde nouveau. Cela demande beaucoup, il faut être créatif, compréhensif, communicatif et en constante amélioration », fait-il ressortir.