Plus de deux mois après l’épisode du « pain au cafard », l’Université de Maurice a lancé récemment son appel d’offres en vue de trouver un nouveau gestionnaire pour sa cafétéria. Une pre-bidding meeting a eu lieu le 22 février en présence d’une dizaine de prestataires, y compris l’actuel gestionnaire. Des étudiants soutiennent, pour leur part, que l’administration devra être plus stricte par rapport à l’allocation du contrat. « Une fois le contrat obtenu, certains prestataires peuvent ne pas respecter les critères établis. D’ailleurs, il y a eu de gros abus, surtout au niveau des prix », disent-ils.
Alors que l’actuel prestataire de la cafétéria de l’Université de Maurice met les bouchées doubles afin d’embellir la cantine et proposer toute une variété de menus, les étudiants sont loin d’oublier l’incident du cafard retrouvé dans un pain acheté à la cafétéria. Surtout qu’ils ont attiré l’attention de la direction au sujet de la gestion de la cafétéria à maintes reprises.
En février 2012, ils ont fait parvenir à la direction leurs doléances et recommandations. Parmi les problèmes soulevés : les longues files d’attente, l’hygiène, le prix et la qualité des repas et le traitement accordé aux étudiants par le personnel y travaillant. Or, « la direction n’a rien fait. Nous avons alors décidé de lui adresser une pétition, signée par plus de 3 000 étudiants, mais elle n’a pas bougé le petit doigt », déplorent-ils. Il aura fallu attendre deux mois après l’incident du cafard dans un sandwich pour que l’administration de l’UoM se décide à lancer un appel d’offres, dont la date d’échéance est le 15 mars.
À ce jour, plus d’une dizaine de prestataires, y compris l’actuel gérant, ont manifesté leur intérêt. Une pre-bid meeting a eu lieu le 22 février. Ainsi, le Bid Evaluation Committee, qui comprend le personnel académique et non académique, un représentant du Registrar, celui des étudiants, un Health and Safety Officer et un représentant du département des Finances, pourrait prendre deux semaines pour shortlist les candidatures retenues. À noter que la dernière fois, quatre prestataires ont été retenus pour la gestion de la cafétéria, dont Vishal Sugon.
Par ailleurs, les étudiants estiment que l’UoM devrait se montrer plus stricte dans l’allocation du contrat. « Le prestataire ne respecte pas ce qui est établi dans le document », disent ces jeunes. Ils soutiennent, en outre, qu’il y aurait de « gros abus » concernant les prix pratiqués, alors que dans le contrat alloué, l’UoM fixe par écrit les prix des commodités. À titre d’exemple, soutiennent-ils, il a été convenu qu’un farata se vende à Rs 7, or, la cantine le vend à Rs 10. « De plus, sur le ticket, il n’est pas fait mention que l’article correspond à un farata. C’est simplement écrit “Miscellaneous Rs 10”, afin que l’on ne se doute de rien », dénoncent ces jeunes. Selon eux, « tout est vendu deux fois plus cher que les prix décidés lors de l’allocation du contrat ». Les étudiants sont d’avis que l’UoM devrait trouver un moyen plus efficace de contrôler les prix. « Il ne faut pas oublier que le choix d’un prestataire se fait selon les critères de prix et de qualité de service », lancent-ils. Les étudiants de l’UoM sont décidés à ne pas baisser les bras cette fois.