Deux collèges seulement ont officiellement protesté contre la journée d’examens du 31 octobre considérée comme surchargée pour des candidats participant à trois examens pour leur trois matières « main », ce qui indique que la contestation n’est pas générale parmi les candidats. Au cours de l’édition 2011, d’autres candidats avec des combinaisons différentes prendront part eux aussi à trois examens pour leur trois « main » en une journée comme par exemple ceux concernés par les épreuves du 21 octobre et celles du 4 novembre.
Des recteurs des collèges d’État et privés confirment au Mauricien avoir reçu le “draft timetable” des examens de SC et de HSC 2011 « depuis bien longtemps ». Pourquoi donc est-ce maintenant que des voix s’élèvent pour protester contre la journée du 31 octobre, qui concernent les participants ayant opté la combinaison “économie, comptabilité et mathématiques comme “main” et français comme matière subsidiaire” ? « Nous n’y avons pas fait attention », répondent plusieurs d’entre eux.
Le principal souci des responsables des collèges en examinant le timetable a trait à la durée totale des questionnaires, qui sont prévus en une journée. Selon la norme internationale, les candidats ne doivent pas être en salle d’examens pendant plus de six heures. S’il n’y a pas de problème avec la durée et s’il n’y pas de clash avec d’autres questionnaires fixés à la même heure pour un même candidat, les recteurs ne trouvent pas la nécessité d’émettre des commentaires sur le draft timetable auprès du MES. « C’était aux enfants de nous dire dès cette date, si cette journée du 31 octobre posait problème. Zot pa finn kas latet », explique Soondress Sawmynaden, recteur de John Kennedy College. « C’est lorsqu’ils ont reçu leur provisionary timetable individuel en mai après le paiement des frais d’examens qu’ils ont relevé ce détail et m’en ont parlé. Je leur ai dit qu’il fallait s’adresser au MES et je les soutiens dans leur démarche. »
M. Sawmynaden fait partie de ceux qui pensent que Cambridge « doit prendre en considération la réalité mauricienne » et élaborer un timetable qui en tient compte. « En tant que client de Cambridge, nous devrions pouvoir lui fixer nos conditions. Cet examen sert à octroyer des bourses et il ne faut pas que les candidats soient pénalisés par une journée surchargée », réagit le recteur du Collège John Kennedy.
Toutefois, pour d’autres chefs d’établissement, à l’instar de Jacques Malié du Collège St Esprit, il « n’y a rien d’anormal » avec la journée du 31 octobre. « Avec le nombre de questionnaires prévus pour chaque matière, il y a forcément certains jours où un candidat peut se retrouver avec des papiers couvrant toutes ses matières “main” en une journée. Il y a déjà eu des cas similaires dans le passé et ce n’est pas une situation anormale », affirme M. Malié.
Au MES, on rappelle les cas similaires dans le passé et la direction de cet organisme cite à titre d’exemple des cas en 2004 et plus récemment en 2010. Cette année encore, des candidats, outre ceux de la catégorie “économie, comptabilité et mathématiques/ français sub” seront confrontés certains jours à leur trois matières “main” en une journée. Il existe aussi cette année des cas avec quatre questionnaires en une journée pour deux matière “main”.
Pour leur part, les responsables du MES étaient concentrés ce matin sur les conséquences du déplacement de l’épreuve du français. Celle-ci a été décalée du 31 octobre au 7 novembre ou 8 novembre. Mais la grande préoccupation de l’organisme de Réduit concerne l’expédition des scripts de français, qui selon l’échéance de Cambridge, doivent rentrer au plus tard le 9 novembre.
À la mi-journée aujourd’hui, le MES attendait la confirmation d’un vol direct pour Londres. Selon lui, la préparation du colis, juste après la tenue de cet examen, prendra un minimum de deux heures.