La magistrate Niroshini Ramsoondar, siégeant en Cour intermédiaire, a trouvé un dénommé Soogund coupable de s’être introduit dans la maison de son beau-frère pour le cambrioler. Deux autres accusés dans cette même affaire ont été, eux, acquittés.
L’accusé Soogund s’était introduit dans la maison de son beau-frère en mai 2011 et lui avait volé plusieurs objets d’une valeur de Rs 300 000, dont un lecteur DVD, un téléviseur LCD, une console de jeux, plusieurs boucles d’oreilles et chaînes en or, deux montres, une somme de Rs 1 000. Lors de sa déposition en cour, le dénommé Soogund avait avoué s’être introduit dans la maison de son beau-frère, se trouvant alors à l’étranger pour le cambrioler. L’accusé a ensuite vendu le téléviseur LCD à Bernard Lee pour une somme de Rs 12 000 et le lecteur DVD et la console de jeux à Zahir Bahadoor pour une somme de Rs 2 500. Les bijoux avaient été vendus à un bijoutier.
À son retour, le beau-frère a alerté la police. Des articles volés d’une somme de Rs 175 000 ont été sécurisés par la police.
Pour sa défense, le dénommé Soogund avait déclaré que son beau-frère n’avait pas présenté de factures en cour prouvant que les articles volés étaient à lui.
Bernard Lee a quant à lui affirmé qu’il avait acheté un téléviseur à Soogund mais ne savait pas que c’était un article volé car ce dernier lui avait laissé entendre qu’il avait besoin d’argent pour aller voir sa femme à l’étranger. Zahir Bahadoor a, lui, affirmé que le dénommé Soogund lui avait demandé à maintes reprises de lui acheter quelques articles pour qu’il puisse nourrir sa famille.
Me Malleck, l’homme de loi de Bernard Lee, a déclaré que la victime du cambriolage n’avait pas présenté de facture concernant le téléviseur prouvant qu’il s’agissait du sien. Me Imambaccus, qui représente Zahir Bahadoor, a indiqué que la police n’a pas pris la déposition de son client dans les règles.
Dans son jugement, la magistrate Niroshini Ramsoondar a relevé que : « Any person who knowingly receives, in whole or in part, or who without
sufficient excuse or justification, is found to have in his possession, articles carried off, abstracted or obtained by means of a crime or misdemeanour shall be deemed to be an accomplice in the crime or misdemeanour. » Cependant, elle trouve que les deux accusés ont clairement démontré qu’ils ont agi de bonne foi — les deux accusés avaient présenté en cour les factures des articles achetés, démontrant qu’ils pensaient qu’il s’agissait d’une transaction légale. La magistrate retient la culpabilité de Soogund pour « larceny by means of breaking ».