La magistrate Wendy Rangan, siégeant en cour intermédiaire, a jugé Kevin Chennen, Jonathan Moorgine et Louis Zammir coupable de « larceny made by more than two individuals » en violation des articles 301 (1) et 305 (1) (b) du Criminal code. Jonathan Moorgine a aussi été trouvé coupable de « damaging a motor vehicle without lawful authority » dans un jugement rendu mercredi dernier.
Les trois accusés avaient plaidé non-coupable aux charges retenues contre eux. Le PC Iyacootee avait présenté en cour les dépositions des accusés et a déclaré qu’il n’a trouvé aucun objet volé au domicile de Jonathan Moorgine lors de la fouille et qu’il n’avait pas montré de résistance quand ils opéraient.
Les faits remontent au 22 janvier 2007. Un dénommé Binette se rendait au domicile de son défunt oncle à Tamarinier St, Trèfles, quand il a vu cinq hommes, incluant les trois accusés, dans la cour arrière avec des objets volés chez son oncle, laissant la porte de la demeure entrouverte. Quand il leur a demandé ce qu’ils faisaient là, ils l’auraient insulté et l’aurait agressé. Selon M. Binette, Jonathan Moorgine avait un sabre en main et s’en était servi pour lui infliger un coup au dos et pour endommager les phares et les vitres de sa voiture. La soeur du défunt oncle, appelée comme témoin, a affirmé que son frère avait bien une maison à Tamarinier St, Trèfles et a déclaré qu’elle avait reçu un appel le jour du vol, où on lui a expliqué que sa soeur avait laissé la porte de la maison ouverte et qu’il y avait des hommes qui volaient des vêtements à l’intérieur. Le PC Apollon, un des enquiring officers dans cette enquête, a déclaré qu’il s’était rendu au lieu du vol en compagnie de M. Binette et que ce dernier lui a montré plusieurs objets à quelques mètres du domicile qui représentaient les quelques objets volés que les présumés voleurs ont laissé en cours de route. L’officier a aussi remarqué que les vitres avant et arrière de la voiture avaient été brisées et que les phares avaient été endommagés.
Pour leur défense, les trois accusés ont déclaré qu’ils se trouvaient à cité Stanley au moment des faits quand M. Binette et environ cinq personnes auraient commencé une bagarre avec eux munis de sabres et de morceaux de bois. Les accusés auraient alors répliqué, provoquant la fuite de M. Binette. Les accusés ont déclaré que M. Binette avait monté une fausse allégations à leur encontre parce qu’ils l’ont agressé pendant la bagarre. Au box des accusés, les trois présumés voleurs ont fait leurs excuses devant la cour et ont insisté qu’ils n’ont pas volé mais qu’ils s’étaient bagarrés avec M. Binette, et s’excusent de l’avoir blessé.
Dans son jugement, la magistrate Rangan a pris en compte le fait que les accusés savaient que le propriétaire de la maison était décédé et a conclu qu’ils avaient l’intention de commettre un vol. La magistrate a aussi conclu que la version de M. Binette concernant les dégâts à sa voiture était crédible et a jugé Jonathan Moorgine coupable de l’avoir endommagée. Leur sentence sera connue ultérieurement.