Les Casernes centrales redoublent d’efforts en vue de mettre hors d’état de nuire le gang des encagoulés, des cambrioleurs professionnels et vêtus en commando, qui serait à l’origine de plusieurs importantes attaques depuis au moins trois semaines. En effet, des informations concordantes recueillies des milieux des enquêteurs indiquent que des escouades spéciales ont été constituées dans chaque division qui a été touchée par ce genre de forfait. Leur mission : démanteler cette bande bien structurée qui sème la terreur dans les maisons de luxe principalement.
Les sources approchées indiquent que ces équipes spéciales sont composées essentiellement d’enquêteurs de l’Anti-Drug and Smuggling Unit et ceux de la Criminal Investigation Division comptant de longues années d’expérience au sein de la force policière. “Ces officiers travaillent pratiquement nuit et jour en vue de remonter la piste de ces individus. D’importants moyens logistiques sont mis à leur disposition pour que les opérations se déroulent dans les meilleures conditions”, fait comprendre cette même source.
Ces escouades travaillent en étroite collaboration avec éléments du Field Intelligence Office et les responsables de la Central CID en vue de ne négliger aucune piste concernant ce dossier. Toutefois, à ce stade, la traque du gang des encagoulés s’avère des plus laborieuses compte tenu que les enquêteurs de la police seraient en présence de très peu d’informations fiables quant à l’identité de ces hommes. De plus, les opérations menées jusqu’ici dans plusieurs régions de l’île, dont le week-end dernier à Curepipe, Stanley et Moka, n’ont abouti à aucun résultat probant.
Même s’il semble avoir une longueur d’avance sur les enquêteurs qui sont à ses trousses, le gang des encagoulés s’est fait discret depuis le mardi 5 novembre, soit la date de sa dernière attaque. Ce soir-là, une luxueuse villa à Cascavelle occupée par une famille française, qui s’y est installée depuis un an, a été la cible de ces malfrats. Trois hommes, tous vêtus de noir, ont enjambé un mur de trois mètres de haut avant de s’introduire par effraction dans la villa occupée par un couple et leur deux fillettes âgées de sept et neuf ans. Après avoir menacé les deux adultes de la famille avec un couteau , ils sont repartis avec un butin évalué à 15 000 euros, soit environ Rs 600 000.
D’autre part, les avancées de l’enquête policière sur le vol commis dans la soirée du lundi 4 novembre dans un morcellement à Amaury, où des hommes encagoulés avaient emporté des bijoux et la voiture de la victime, semblent confirmer qu’il s’agit de l’oeuvre d’une autre bande. À ce stade, un suspect, Louis Maxwell Mulet, 39 ans, habitant Olivia, a été appréhendé cette semaine pour ce vol dont la valeur est estimée à plus de Rs 1 million. Le présumé voleur a été identifié formellement par la propriétaire de la maison qui se trouvait en compagnie de son enfant d’un an quand le vol a été perpétré.
Deux autres suspects, arrêtés pour le vol de Rs 55 000 en liquide au préjudice d’un quinquagénaire habitant Belle Vue Maurel et commis sous le passage souterrain de Valentina, devraient aussi être interrogés sur le cambriolage d’Amaury. Selon les indications disponibles, la police a des raisons de penser qu’ils sont impliqués dans ce forfait également. L’enquête se poursuit.