Chaque jour la population a sa dose de scandales insolemment offerts par un gouvernement injuste à gouverner : malhonnêtetés diverses, innocents pourchassés, incompétences des dirigeants causant mort d’hommes, camouflage systématique de toutes turpitudes.
On ne peut même plus parler d’immoralité, il faut descendre d’un cran : on est joyeusement passé à l’amoralité. Être immoral, c’est encore se référer à la moralité. C’est donc reconnaître qu’il existe un ordre supérieur à tous, et qui règle les comportements… L’homme immoral viole les principes, les valeurs de la morale ; c’est un corrompu, un dépravé. On peut passer au stade inférieur : l’homme amoral ne connaît pas la morale, il n’a aucun sens d’un ordre supérieur à lui-même, il est étranger à la morale ; c’est un aliéné.
Les marchands ambulants ont investi la cour de la municipalité de Port-Louis. Qui fait cause commune avec eux ? Dirigeants politiques… Faisant fi du jugement de la cour suprême (à quoi sert-elle ?) ; faisant fi des droits des commerçants payant patente, méprisant les personnes obligées de supporter désordre et saleté des rues. Pour la seule raison que la mairie est MMM ? Et si ces gens avaient été conseillers, ils auraient un comportement inverse ? Pauvres gens pour qui droit, justice, honnêteté sont vides de signification…
Quant aux conséquences sur les jeunes de cette absence de moralité dans laquelle se vautrent ces dirigeants, il est clair qu’ils s’en moquent éperdument. Au point où ils en sont, on voit mal comment ils feraient pour se soucier de l’éducation…
C’est ainsi que l’on passe de dégoût en dégoût, jusqu’à la nausée irrépressible.
On a célébré Divali, fête de la lumière sur les ténèbres, du Bien sur le Mal.
Quelle dérision !