Les caméras de surveillance dans les lieux de travail constituent « une attaque à la liberté de l’individu ». C’est en tout cas ce qu’estiment les responsables de la Fédération des Travailleurs Unis (FTU), qui se disent « peu rassurés » par rapport aux arguments des responsables d’entreprises selon lesquelles ces caméras ont uniquement été installées pour des « besoins de sécurité ». La FTU dit ainsi constater que les images filmées par ces dispositifs sont également utilisées par les employeurs lors des comités disciplinaires à l’encontre des employés. « Certains d’entre eux ont même été mis à la porte », dit encore la fédération.
La FTU, qui menace d’entamer une campagne nationale – voire internationale –, sollicite donc une rencontre avec le ministre du Travail, des Relations industrielles et de l’Emploi Shakeel Mohamed.
Selon la fédération, ces caméras sont placées dans des « endroits stratégiques » dans chaque département, comme la cantine, les ascenseurs, les bureaux, les couloirs et autres endroits « secrets », et ce afin de « contrôler le mouvement de chaque employé ». La FTU fait aussi remarquer l’absence de lois concernant l’introduction de caméras de surveillance dans les lieux de travail, ce qui laisse, selon elle, « libre cours à des abus » de la part de certains patrons.