Le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, n’est pas passé par quatre chemins pour faire état de sa fermeté en vue de rétablir le Law and Order après les incidents du week-end suite à la profanation du temple Amma Tookay de Camp-Diable dans la nuit de vendredi à samedi et des actes de violence subséquents contre d’autre lieux de culte, dont deux mosquées par représailles. Il a brandi la menace visant à instaurer l’état d’urgence dans le pays au besoin. Il a condamné avec fermeté tous ces actes de désordre et d’agression et a confirmé qu’aucun dérapage ne sera toléré.
«Il ne faut pas oublier que je détiens une majorité à l’Assemblée nationale et si besoin est, je peux instaurer l’état d’urgence dans le pays pour ramener l’ordre et la paix et préserver l’harmonie et la paix entre communautés », a déclaré en substance le Premier ministre à la presse cet après-midi. Il a soutenu que « cette affaire de sacrilège au temple Amma Tookay est un complot politique pour déstabiliser le gouvernement et empêcher de mettre de l’ordre dans le pays ».
« Zotte pe koze ki avan la fin la semen pou ena ène kitsoz dan pei ek ki pou ena eleksyon antisipé avant la fin lann. Zotte pe rode ferv kwar ki sel dimun kapav sappe sa pays-là se Navin Ramgoolam. Eh oulà ! Ou kapav kwar sa ! », a ajouté sir Anerood en alléguant que ses adversaires tentent de faire accroire que le gouvernement n’a aucun contrôle sur le pays. Dans ces dénonciations, il a cité le nom de Rama Valayden en rappelant les « Cases » contre celui-ci
Le Premier ministre a tenu à rassurer la population que la police a pris toutes les dispositions pour assurer l’ordre et la paix et a lancé un appel aux chefs religieux, aux responsables politiques et à la presse d’assumer leurs responsabilités dans la conjoncture. « Assé ! Arreté ! Atter gratte ledo maler. Nou na pa pou toléré », devait-il lancer en guise d’avertissements.