Chitra Mootoosamy, une jeune mère de 17 ans habitant Camp-Levieux, Rose-Hill, a été arrêtée hier soir par la police de la localité pour le meurtre de son bébé de trois mois. Elle l’aurait giflé avant de l’étrangler. C’est Vishnu Mootoosamy, le père de la jeune femme, qui a découvert l’enfant inconscient dans le salon.
Le grand-père, accompagné de sa fille, a transporté l’enfant à l’hôpital Victoria, Candos, où les médecins n’ont pu que constater son décès. Une autopsie a été pratiquée aujourd’hui pour connaître les causes exactes du décès. Interrogée en présence de son père, la jeune mère a avoué avoir giflé le bébé à plusieurs reprises dans un accès de colère avant de l’étrangler.  Dans sa déposition, elle raconte avoir fait la connaissance de Souven Chinamumun, un jeune homme de 22 ans habitant rue Elizabeth, à Mont-Roches, depuis plus de quatre ans. « Nous avons eu des relations sexuelles à plusieurs reprises. Je suis tombée enceinte et ai accouché en mars dernier. »
Le jeune homme a été arrêté hier sous une charge provisoire de “Sexual intercourse with female under 16 years”. Quant à Chitra Mootoosamy, une charge provisoire de meurtre a été logée contre elle.
Tous deux comparu devant le tribunal de Rose-Hill aujourd’hui. La voisine de la jeune maman a en plusieurs occasions témoigné du traitement que Chitra infligeait à son fils de trois mois. « Elle le frappait avec violence et, parfois, sans arrêt. Elle le déposait presque chaque jour chez une voisine, qui fait de son mieux pour lui offrir une meilleure assistance. La maman profite alors pour s’adonner à ses occupations et laissait parfois l’enfant chez elle pendant un ou deux jours. Pour éviter des ennuis, la voisine n’a eu d’autre choix que de retourner le nourrisson chez sa mère. Li per atansion enn maler arive zanfan-la », explique-t-elle.
Une sexagénaire, qui est venue sympathiser avec la famille Mootoosamy, est très remontée contre Chitra. « La dernière fois que je l’ai vue, elle portait l’enfant dans ses bras. Le petit avait un bandage autour du cou et des blessures au visage. Kouma dir baba-la inn grife. Li ti enn inosan. Pa ti bizin touy li. »
Selon nos recoupements d’informations, il n’y a pas longtemps, un voisin aurait proposé à la mère d’adopter l’enfant. « Si to pou kontinn maltret li koumsa, les mwa adopte li », lui aurait-il suggéré. « Aucune réaction depuis, jusqu’au jour où l’irréparable est arrivé. » Les circonstances dans lesquelles le nourrisson a trouvé la mort n’ont pas laissé les voisins insensibles. Chacun tentait de trouver une explication ce matin. « La maman aurait bien pu solliciter les instances concernées pour prendre en charge le bébé », a lancé une mère, son bébé dans les bras. Une autre est d’avis que la mère « était trop jeune pour prendre la responsabilité d’un enfant ».