Les choses ne sont plus comme avant : la campagne électorale 2014 est venue souligner cette évidence. Dans la forme, elle a peut-être ressemblé aux précédentes, mais dans le fond, les changements sont considérables. Ils annoncent déjà la fin d’une époque et l’émergence d’une autre, alors que les mentalités évoluent et que d’autres protagonistes entrent en scène.
“Plus les années passent, plus on se rend compte que l’engagement politique n’est plus le même, que ce soit du côté des gens qui se mobilisent sur le terrain ou du côté des candidats”, déplore Joceline Minerve. La principale motivation des politiques et de leurs suiveurs demeure la quête du pouvoir. Il n’y a plus tellement de place pour le questionnement idéologique ou la vision : “Autrefois, les gens étaient des insoumis. Au fil des années, nous avons perdu la maturité politique et la responsabilisation citoyenne”, avance-t-elle.
Face à cette “triste” réalité, Jocelyn Chan Low admire “ces intellectuels qui se jettent dans l’arène dans des nouveaux partis”. Comme lui, Monique Dinan salue le courage et la volonté des petits partis qui émergent et qui espèrent pouvoir changer les choses. “Malgré le peu de chance de réussir, ces gens prennent le défi de se présenter aux élections. Ils sont motivés pour se lancer dans le jeu.” Après avoir passé de longues années dans le milieu de la politique, cette dernière regrette les années 70 et 80 durant lesquelles il y avait une réelle capacité de compréhension de la chose politique.