Faire preuve de solidarité et d’empathie pour les milliers de victimes des récentes attaques terroristes au Nigeria, dans plusieurs pays d’Afrique et du monde. Tel est le but de la campagne Green Friday weare1ne initiative imaginée par Africa 2.0. Ce vendredi 30 janvier, les internautes sont invités à porter du vert, prendre des selfies et à les poster sous le hashtag #WEARE1NE, sur tous les résaux sociaux  et la page Facebook de Blast Communications. Rencontre avec Nousrath Bhugeloo qui explique les enjeux de cette campagne.
Nousrath Bhugeloo, Chief Business Development Officer d’ABAX, sent que le changement se fera grâce à l’internet et au sens de mondialisation qu’elle apporte : « Africa 2.0 est une communauté qui englobe un représentant de tous les pays d’Afrique. Je me suis jointe à eux il y a maintenant deux ans. Cette initiative vient dans un premier temps de l’amour pour les pays africains, mais aussi parce que je suis témoin du potentiel que représentent ces pays pour Maurice. Je suis aussi affligée de voir ce qui s’y passe, 2 000 personnes ont perdu la vie au Nigeria, en 2015 cela n’est plus possible », se désole-t-elle. « Alors, nous avons souhaité lever la voix contre ces fléaux de manière pacifique, en utilisant les médias, et tout ce qui nous entoure pour inciter le plus grand nombre de personnes à dire non à la violence », explique Nousrath Bhugeloo.
Depuis le 23 janvier, elle a alors commencé par conscientiser son entourage a porté du vert le vendredi, comme le veut la campagne Green Friday weare1ne initiative, en solidarité aux pays Africains victimes de guerre et de violence. « J’ai choisi le vert pour plusieurs raisons, tout d’abord, le vert c’est l’islam. Or, 40% de la population africaine est islamique. Nous avons cette chance à Maurice de vivre en harmonie avec les diverses religions. Le vert c’est aussi la couleur de l’espoir. Dites non à la guerre et à la violence, il faut que ça s’arrête. »
Maurice est un idéal pour beaucoup de pays d’Afrique, fait ressortir Nousrath Bhugeloo. Une démocratie y est installée, la liberté d’expression y est prônée et la guerre raciale n’y existe pas. « Maurice est un exemple pour ces pays africains, dont les religions ne cohabitent pas. Ils ont beaucoup de respect pour notre île et la façon dont nous y évoluons. » Elle ajoute ensuite qu’« à Maurice nous n’avons pas de problème de violence sur fond de religion. Cependant, nous faisons face à des violences domestiques. Malgré tout, il nous faut être solidaires avec nos frères africains pour ce qu’ils endurent. Aussi faut-il se serrer les coudes pour ne plus accepter cette violence domestique gratuite dans notre pays ».