La paisible agglomération de Gatineau, Ottawa, au Canada, et les proches parents de Shakti Ramsurrun, âgé de 28 ans, à Maurice, sont sous l’effet d’un véritable choc depuis jeudi dernier. Parti depuis décembre de l’année dernière pour s’établir avec sa nouvelle famille au Canada, le Mauricien a commis un triple meurtre en quelques secondes. Avec une arme blanche, il a tué son épouse, Anne-Katherine Powers, âgée de 21 ans, les parents adoptifs de celle-ci, Claude Levesque, 58 ans, et Louise Leboeuf, 63 ans. Sauf le bébé du jeune couple de 15 mois a échappé à la tuerie. Shakti Ramsurrun a été placé en détention provisoire et inculpé pour meurtre au premier degré. Il risque la prison à vie.
Ce qui a semblé commencer comme un conte de fées a pris fin dans un véritable bain de sang, dont le motif attend d’être confirmé formellement. Mais le couple Ramsurrun battait de l’aile depuis quelque temps déjà depuis que la jeune femme avait appris que son mari avait une autre femme dans sa vie à Maurice. Anne-Katherine Powers avait déjà entamé les procédures de divorce, même si le couple ne vivait ensemble que depuis décembre de l’année dernière.
Entre-temps, Shakti Ramsurrun était hébergé sous le même toit — plus exactement au sous-sol, avec l’assentiment des parents — que son épouse en instance de divorce et les parents adoptifs de cette dernière. D’ailleurs, ce sont ces derniers qui lui ont trouvé du travail au Rivermead Golf Club.
Des témoignages de proches et de voisins, rapportés par la presse d’Ottawa, avancent que Shakti Ramsurrun n’avait pu s’adapter à la nouvelle vie au Canada et que les scènes de ménage étaient fréquentes et tumultueuses. Les premières informations découlant de l’enquête policière sont que le triple meurtre serait lié à la rupture conjugale de la victime et du suspect. La prochaine comparution du suspect en cour est fixée au 31 mai.
Pourtant, Shakti Ramsurrun et Anee-Katherine Powers se sont rencontrés dans des circonstances presque exceptionnelles. Les deux jeunes exerçaient professionnellement sur un bateau de croisière dans les Caraïbes. Ils ont défié toutes les règles, que ce soit l’éloignement quand ils n’étaient pas de service, ou encore la discipline à bord, pour maintenir un contact permanent.
Anne-Katherine Powers et ses parents adoptifs ont même fait le déplacement à Maurice pour mieux connaître la famille Ramsurrun. Lors de son séjour dans l’île, elle devait tomber enceinte. Elle avait poursuivi son séjour le temps de l’accouchement avant de rentrer au Canada. Pour des raisons de procédures d’immigration, Shakti Ramsurrun n’a débarqué à Ottawa qu’en décembre.
Cinq mois après, ce Mauricien se retrouvera face à un grand jury pour le délit de meurtre au premier degré avec une peine de prison à vie et un bébé de 15 mois orphelin…