En Cour suprême hier, un représentant du ministère des Infrastructures publiques a assuré que « l’État ne fera aucuns travaux sur le terrain des Gaz Industriels » à Canal Dayot. Toutefois, lors d’une site visit hier, les officiers du ministère de tutelle ont estimé qu’il était important d’envoyer une lettre à la compagnie plaignante pour l’informer de l’urgence et de la nature des travaux. « C’est un cas de force majeure. »
L’avoué du State Law Office (SLO) a déclaré en Cour suprême (undertaking to the court) hier qu’aucun travaux n’auront lieu sur le terrain appartenant à la firme les Gaz Industriel Ltd, située à Grande-Rivière. Si des travaux, confiés à Nawarang Ltd, devaient être effectués, les demandes d’autorisation nécessaires seront formulées à la compagnie.
Toutefois, le ministère compte informer Les Gaz Industriels Ltd de la nature et de l’urgence des travaux qui seront encourus sur la berge de cette rivière, sans toutefois empiéter sur le terrain de la firme.
Par ailleurs, les officiers des ministères de tutelle et des Terres et du Logement ont fait un constat de l’avancée des travaux, en portant une attention particulière au terrain appartenant à Les Gaz Industriels Ltd. Le ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo, n’était, lui, pas présent hier à Canal Dayot, étant pris par le Conseil des ministres.
Siva Kandasamy, Supervising Officer au ministère des Infrastructures publiques, soutient pour sa part qu’il s’agit ici d’un cas de force majeure. « Il est primordial que les travaux soient achevés avant l’arrivée des fortes pluies qui frappent cette région en été. Ce sera bénéfique non seulement aux habitants de cette région mais également à la compagnie Les Gaz Industriels qui pourrait également être touchée en cas de débordement », soutient-il.
Pour rappel, les responsables des Gaz Industriels Ltd avaient noté en avril dernier la présence de machines sur le terrain de la firme et que le mur de séparation entre la Rivière Saint Louis et l’enceinte de la firme avait été démoli. Ils reprochent au promoteur d’avoir « encroaching and trespassing » une partie de leur terrain d’une superficie d’un arpent et 26 perches longeant la Rivière Saint Louis. Le directeur général, dans une précédente déclaration au Mauricien, avait fait comprendre qu’il n’a pas consenti aux travaux encourus sur le terrain de la compagnie.
Ces travaux ont été ordonnés à la suite des inondations du 30 mars dernier qui avaient détruit l’intérieur de plusieurs maisons, principalement celles situées à proximité du Canal Dayot. Ils ont démarré en avril dernier sur une longueur de 372 mètres en vue de faciliter le flux des eaux pluviales, surtout en cas de pluies torrentielles.
En ce qu’il s’agit des travaux encourus sur le terrain des Gaz Industrielles Ltd sans consentement, la possibilité de poursuites judiciaires est à l’étude, a indiqué hier l’avocat de la compagnie, Me Bala Padayachy.
Du côté du ministère des infrastructures publiques, l’embankment de la berge située du côté des Gaz Industriels Ltd concerne la deuxième phase des travaux d’élargissement du Canal Dayot.