Deux Mauriciens diagnostiqués avec un cancer avancé, l’un au cou et l’autre à la tête, ont été opérés avec succès à l’hôpital ENT KKR à Chennai en Inde. Appadu Govindasamy, un enseignant retraité âgé de 59 ans, et Khemwahtee Sonah (54 ans), femme de ménage, ont été traités à cet hôpital grâce à un accord entre ce dernier et le ministère mauricien de la Santé.
Cette nouvelle est rapportée par deux journaux indiens, le City Express et The Hindu en date du 9 et du 10 septembre derniers. Appadu Govindasamy avait une enflure au cou, ce qui l’empêchait d’avaler de la nourriture. Il avait aussi une sensation de démangeaison sur le côté droit de son palais et du sang occasionnellement dans sa salive. Il n’avait pas d’appétit. Des examens ont révélé qu’il souffrait d’un cancer buccal. Pour sa part, Mme Sonah se plaignait de douleurs dans sa bouche depuis environ deux mois. Les deux ont subi le même type de chirurgie.
Le professeur K.K. Ramalingam, fondateur et président de cet hôpital, a déclaré que l’équipe composée de chirurgiens, de cancérologues et de spécialistes du visage et de la chirurgie plastique, ont réussi à enlever les cellules cancéreuses au cou et au visage des deux patients avant de reconstruire ces parties de leur corps. « Il ont utilisé des tissus prélevés de leurs cuisses, de leur ventre et de leurs mains, grâce à un procédé micro-vasculaire appelé « Free Tissue Transfer », a-t-il dit. « On ne greffe plus les tissus et les peaux à partir des jambes mais on les prend de manière uniforme pour éviter la morbidité dans n’importe quelle partie du corps », a déclaré, pour sa part, le chirurgien plastique, le Dr Antony Arvind. Selon le médecin, ce procédé est si perfectionné maintenant que les médecins en pratiquent au moins trois cas toutes les semaines. « Le seul problème est que chaque opération dure entre dix et douze heures dépendant de la somme de travail à accomplir sur les patients », a souligné le Dr Ramalingam. Il a ajouté que les deux patients étaient arrivés à l’hôpital avec un cancer très avancé. Les deux ont été guéris, a-t-il fait ressortir, avant de souhaiter que les examens soient effectués le plus tôt possible pour déceler cette maladie. « Nous avons des moyens efficaces tels le CT Scan, le MRI et l’endoscopie qui peuvent détecter le cancer à un stade précoce. Nos aînés doivent se faire examiner chaque année », dit-il. Selon les relevés médicaux, environ 50 % des cas de cancer chez les hommes et 25 % des cas chez les femmes interviennent au niveau de la tête et du cou — la bouche, le nez et la gorge, les glandes salivaires et la thyroïde.