Les facteurs de risque du cancer du foie sont une infection chronique due à l’hépatite B et C, une nourriture contaminée par les aflatoxines et une consommation excessive d’alcool. C’est ce qu’a indiqué hier le Dr Christopher Wild, directeur de l’International Agency for Prevention of Cancer à Lyon (France), au 33e congrès de l’International Association of Cancer Registries à l’hôtel Intercontinental à Balaclava.
En outre, 85 % des cas de cancer du foie surviennent dans les pays en voie de développement de l’Afrique subsaharienne, notamment en Afrique subsaharienne et de l’Est, et l’Est asiatique. Le Dr Wild recommande la vaccination contre l’hépatite B pour prévenir le cancer du foie et l’abandon de seringues contaminées causant l’hépatite C. « Récemment des travaux ont été réalisés sur le traitement de l’hépatite B avec des antirétroviraux », affirme le médecin.
Le Dr Wild indique que les données épidémiologiques du cancer du foie ont jeté un éclairage sur les facteurs de risques. « Les connaissances de ces causes permettent de définir des stratégies de prévention de ce cancer meurtrier. Le faible taux de survie associé à ce cancer en fait la quatrième cause de décès due au cancer dans le monde », précise le directeur de l’Agence de Recherche sur le Cancer de Lyon.
De son côté, Julie Confortion du Thames Cancer Registry à Londres a indiqué qu’une étude réalisée sur le cancer du foie en Grande-Bretagne a montré des variations entre les groupes ethniques. Elle a exposé une étude sur l’incidence du cancer du foie dans les groupes ethniques entre 2001 et 2007 sur 13 139 patients.
En comparaison avec les Britanniques de race blanche, l’incidence du cancer du foie est plus élevée chez les hommes d’origine chinoise, de l’Afrique noire, du Bangladesh, du Pakistan et de l’Inde. Dans la population féminine britannique, ce sont les femmes originaires du Pakistan qui sont les plus affectées par le cancer du foie, suivies par celles venant du Bangladesh et de la Chine. Selon Mme Confortion, cette différence épidémiologique entre les ethnies s’explique par l’incidence élevée de l’hépatite B et C dans certains groupes ethniques.
Chung-Ju Chiang du Taiwan Cancer Registry affirme pour sa part que le taux de survie du cancer du foie est plus élevé chez les femmes que chez les hommes. Le cancer est plus meurtrier chez les patients âgés entre 65 ans et 99 ans quelque que soit l’ethnie et le sexe.