« En dépit des différences épidémiologiques entre les pays en transition, l’expérience des pays développés a montré qu’il est important de définir des programmes de dépistage du cancer du sein et d’améliorer les stratégies thérapeutiques. » C’est ce qu’a affirmé le Dr Jean-Marc Nabholtz, président du Centre de Recherche sur le Cancer Jean Perrin en Auvergne (France).
« Nous avons aujourd’hui une meilleure compréhension de la biologie du cancer du sein », note le Dr Nabholtz. Et au scientifique d’ajouter : « Le défi majeur des pays en voie de développement est de mettre en place des infrastructures pour un transfert de technologie des pays développés aux pays moins développés. »
L’investissement et la formation du personnel médical sont les fers de lance d’une gestion standardisée du cancer simple et « cost effective », soutient le Dr Nabholtz. Selon lui, l’accès au dépistage, un management approprié du traitement et des programmes de recherches, sont des conditions nécessaires pour progresser dans la croisade contre le cancer du sein.
Le Dr R. Sankaranarayanan, chef du département du Early Detection and Prevention Section and the Screening Group de l’Agence internationale de recherche sur le Cancer, affirme que « les programmes de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus doivent évoluer dans les pays en voie de développement ». Il évoque des efforts de recherche considérables au cours de ces dernières années pour évaluer des méthodes de dépistage alternatives, dont le test du Human Papilloma Virus (HPV), virus en cause dans le cancer du col de l’utérus, le screening visual et le low-intensity screening, une à deux fois dans la vie, pour détecter le cancer du col de l’utérus. Il recommande que ces avancées soient introduites dans les pays en voie de développement. « Le test HPV s’est révélé une approche prometteuse et de nouveaux développements dans les Test Formats pourront améliorer l’accès au dépistage à long terme », a-t-il déclaré.