Des médecins et des infirmiers sont ébranlés par la mort d’un nourrisson survenue hier à l’hôpital Victoria suite à une injection d’antibiotique (Benzil Penicilline) tandis qu’un autre bébé se trouve à l’Intensive Care Unit en raison du même traitement administré. Dans les milieux concernés, on se dit à la fois « choqué et déconcerté » par cette situation car le traitement prodigué aux deux bébés avait débuté depuis plusieurs jours et que les deux nourrissons « ont réagi correctement » au médicament.

La direction de l’hôpital a immédiatement initié une enquête préliminaire et a envoyé son rapport hier après-midi au ministère de la Santé. « Est-ce que le médicament prescrit par le médecin a été administré hier à ces deux bébés ? » Telle est la principale interrogation à l’hôpital

Au moment du problème hier, les deux bébés se trouvaient déjà depuis plusieurs jours dans la “postnatal ward” de l’hôpital Victoria et souffraient d’une infection assez aiguë, d’où le traitement prescrit par les médecins traitants, soit une injection d’antibiotique (Benzil Penicilline).

L’un d’eux est décédé et l’autre se trouve aux soins intensifs. Cette salle est sous la responsabilité d’un Ward Manager et d’une Charge Nurse tandis que deux à trois Qualified Nurses y sont affectés sur une base rotative. Le personnel soignant est « attristé », et aussi quelque peu « choqué », par la tournure des événements parce que le traitement était en cours depuis plusieurs jours. « Ce n’est pas la première fois qu’on utilise ce médicament à l’hôpital. C’est pour cette raison que ce qui s’est passé hier me déconcerte et me rend perplexe », dit un infirmier de carrière. « Il y a tellement d’interrogations et de suppositions.

Laissons le ministère boucler son enquête », dira pour sa part un médecin. Immédiatement après le décès d’un des deux bébés et la détérioration de l’état de Santé de l’autre, hier, la direction de l’hôpital a immédiatement entrepris une enquête préliminaire et a convoqué le personnel concerné dans le traitement des deux bébés depuis leur admission dans la salle néonatale. « Nous avons suivi toutes les procédures pour cette enquête au niveau de l’hôpital et avons envoyé notre rapport dès hier au ministère de la santé », dit un des responsables de l’hôpital Victoria. Soulignons que le ministère mènera pour sa part sa propre enquête. Entre-temps, ce d

rame donne lieu à plusieurs interrogations : « Est-ce le même médicament prescrit par le médecin qui a été administré aux deux bébés hier ? »; « Y a-t-il un risque que la dose administrée hier ait pu être de moindre qualité que celle administrée les jours précédents ? »; « Est-ce que toutes les doses utilisées pendant le traitement de ces deux bébés proviennent du même fabriquant ? »; « Est-il possible qu’il y ait eu confusion dans les doses administrées ? »

Mais à l’hôpital, plusieurs médecins comptant plusieurs d’années de métier font remarquer que « ce n’est pas la première fois que les médecins prescrivent un tel traitement » dans des cas d’infections chez les nourrissons ou pour d’autres patients. Selon nos renseignements, environ 10 000 doses d’injection d’antibiotique (Benzil Penicilline) sont utilisées par an dans les hôpitaux du pays.