Dix-neuf nouvelles sociétés coopératives opérant dans le secteur de la canne à sucre sont en voie d’être certifiées sous le label du commerce équitable en vue de répondre à la demande européenne de 40 000 tonnes de sucre. Actuellement, 25 sociétés opèrent sous ce label et produisent 22 000 tonnes de sucre chaque année.
« D’autres sociétés coopératives ont ainsi la chance de se faire certifier sous ce label qui leur sera très bénéfique, principalement grâce à la prime additionnelle d’USD 60 (environ Rs 2 000) par tonne de sucre qu’elles obtiendront des acheteurs européens. Ce qui n’est pas négligeable en cette période de baisse du prix de ce produit sur le marché mondial », déclare Sooriadeho Punchoo, président de la Mauritius Fair Trade Cooperative Federation (MFTCF). Selon lui, ces nouvelles sociétés coopératives devraient être prêtes à s’engager sous le commerce équitable à partir de la prochaine récolte de canne à sucre. « Nous avons déjà identifié ces sociétés et préparons maintenant l’exercice de pré-audit », dit-il. Sooriadeho Punchoo rappelle que la MFTCF agit en tant que facilitateur en offrant de la formation dans divers aspects du commerce équitable : respect de l’environnement, santé et sécurité, entre autres. Il dit accueillir favorablement l’annonce du Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, à l’effet que le gouvernement encouragera et aidera les sociétés coopératives à s’engager dans le commerce équitable.
Opérant depuis environ cinq ans sous le commerce équitable, les 25 membres de la MFTCF estiment que la prime d’USD 60 par tonne de sucre les aide énormément dans leurs activités, surtout au niveau de l’allégement des coûts de production. « Nous avons ainsi pu acquérir des machines, suivre des formations et améliorer nos moyens de transport. Certains de nos membres ont pu participer à des conférences internationales », fait ressortir le président du MFTCF. Il indique que le commerce équitable, secteur émergeant en Europe, sera bientôt introduit aux États-Unis. Ce qui, selon lui, devrait agrandir le marché. « En opérant sous le système du commerce équitable, nous pourrons sauver l’industrie de la canne à sucre à Maurice », estime notre interlocuteur.