Ajay Bisram, un skipper âgé de 29 ans, a connu un début d’année des plus mouvementés. Alors qu’il regagnait sa demeure aux petites heures du matin le 1er janvier, cet habitant de Cap-Malheureux s’est fait kidnapper et dépouiller par cinq hommes qui circulaient à bord d’une voiture blanche. Après avoir retenu ses deux mains, les agresseurs l’ont traîné sur l’asphalte sur une distance de 1,5 kilomètre avant de l’abandonner en pleine rue. Le skipper, qui s’en est sorti avec de multiples blessures, a consigné une déposition au poste de police de Grand-Baie.
Selon son récit au Mauricien, ce skipper opérant sur un bateau de pêche aurait été enlevé au beau milieu de la route alors qu’il revenait de son lieu de travail vers 1 h du matin le dimanche 1er janvier. À hauteur de Pavillon Road, communément appelé « Simé mosquée » par les habitants de Cap-Malheureux, une voiture blanche avec à bord cinq jeunes hommes devait accoster le skipper sous le prétexte de lui demander des renseignements. « Kan mo guette dan masine la, mo nek trouve enn passager riss mo la main gauche », explique Ajay Bisram, alors pris au dépourvu. Un autre passager à bord de la voiture lui saisit alors la main droite, et les malfrats en profitent pour voler ses effets personnels, à savoir trois chaînes en or et une somme de Rs 12 000, représentant sa recette du jour. La victime estime le butin à quelque Rs 47 000.
Alors qu’Ajay Bisram se faisait dépouiller, la voiture se dirigeait vers Petit-Raffray. C’est après avoir traîné leur victime sur une distance de 1,5 km, soit la distance de Cap-Malheureux à Petit-Raffray, que les malfrats l’ont abandonné. « Dan plas touye li, laisse loto par-derrière la kraz li », affirment les agresseurs avant de le relâcher en pleine route. Finalement une voiture qui vient à l’arrière parvient à l’éviter de justesse.
Ajay Bisram, qui porte de multiples blessures aux pieds et aux genoux, est transporté au poste de police de Goodlands et ensuite à l’hôpital du Nord pour les premiers soins. Comme le veut la procédure, les policiers de Goodlands lui recommandent de consigner sa déposition à Grand-Baie, soit la région où a eu lieu son agression. Mais Ajay Bisram allègue que les policiers à Grand-Baie ont refusé dans un premier temps de prendre sa déposition. Une plainte a été logée au Complaints Investigation Bureau (CIB) de Rose-Hill à ce sujet. C’est finalement le mardi 3 qu’il a pu faire consigner sa déposition et établir la chronologie des événements au poste de police de Grand-Baie. La victime a retenu les services de l’avocat Sanjeev Teeluckdharry.