L’Association for the Protection of the Environment and Consumers (APEC) réclame une nouvelle baisse substantielle des prix des carburants et invite le ministre du Commerce et de la Protection des Consommateurs, Ashit Gungah, à rendre public l’accord signé par la State Trading Corporation (STC) avec la compagnie indienne Mangalore Petroleum.
Dans un communiqué émis hier, Suttyhudeo Tengur, président de l’APEC, indique que depuis quelques semaines déjà, le prix du pétrole sur le marché mondial a atteint le seuil de USD 60 le baril alors qu’à Maurice, les prix des carburants n’ont connu que « deux timides baisses avant les élections du 10 décembre 2014 ». Suttyhudeo Tengur se demande si le comité chargé de revoir le prix des produits pétroliers est en train de prendre les décisions qui s’imposent, car les prix pratiqués à Maurice ne reflètent pas la réalité.
Le président de l’APEC demande au ministre de tutelle de tenir compte des réalités locales et de prendre des décisions pour soulager les consommateurs. Pendant la campagne électorale, rappelle-t-il, le leader du PMSD, Xavier-Luc Duval, avait réclamé une baisse substantielle du prix du carburant. « On a eu que des miettes. Avec le nouveau régime en place, le peuple s’attend à une certaine protection. Une baisse du prix du pétrole devrait avoir un impact positif sur le coût de la vie », souligne-t-il, ajoutant qu’une telle baisse entraînerait aussi une réduction du coût du ticket d’autobus, des tarifs du CEB et aurait des répercussions positives sur d’autres secteurs productifs qui dépendent de l’énergie.
Par ailleurs, l’APEC se demande pourquoi le nouveau gouvernement ne rend pas public l’accord entre la STC et Mangalore Petroleum alors que cette question avait fait l’objet de commentaires pendant la campagne électorale. Selon Suttyhudeo Tengur, une certaine opacité entoure la signature de cet accord par l’ancien régime. « Au nom de la transparence et de la “redevabilité” », le présent gouvernement devrait rendre publics les termes des différents accords, qui coûtent cher au Trésor public. « Ces rapports se trouvent dans un tiroir quelque part et il ne faut pas être James Bond pour les retracer », estime la direction de l’APEC.