Un pied dans la tradition et l’autre dans la modernité, Delhi, qui a vu la naissance et le déclin de nombreuses cités et de multiples dynasties, est éclatante de bruits et de vie. Avec ses 2 500 ans d’histoire, cette mégalopole est un amalgame tout à fait unique de cultures anciennes avec ses ruines, ses monuments et ses merveilles architecturales côtoyant le modernisme des grands hôtels, boîtes de nuit et centres commerciaux.
New Delhi, au nord-ouest de l’Inde, ne dort jamais et ne cesse de s’étendre avec ses 16 millions d’habitants sur la rive occidentale du fleuve Yamuna. Dès notre arrivée à l’aéroport international Indira Gandhi le dimanche 14 décembre, nous sommes éblouis par la modernité des lieux. L’aéroport compte trois terminaux et l’enregistrement des passagers venant de Maurice s’effectue au Terminal 3, inauguré en 2010, avec ses 160 comptoirs d’enregistrement, 72 comptoirs pour les services d’immigration, 15 zones à rayons X et des boutiques hors taxes proposant une multitude de produits.
La gentillesse des officiers travaillant dans les boutiques hors taxes et les chanteurs et musiciens talentueux évoluant en “live” dans l’une des boutiques proposant des produits indiens, nous a agréablement surpris. Après les formalités d’usage, Ranjan, l’un des responsables de Destination India Tours and Incentives, qui a organisé notre séjour de 22 jours, nous prend en charge. Malgré la grisaille hivernale, la température oscillant autour de 8 °C, l’épais brouillard et la pollution, nous sommes très bien accueillis par notre guide avec des guirlandes de fleurs. Ce geste d’hospitalité, digne d’une tradition millénaire, déclenche en nous une émotion toute particulière durant le trajet jusqu’à notre hôtel.
La ville s’organise autour des maisons coquettes des ambassadeurs et responsables politiques, la caserne de l’armée et l’architecture médiévale de l’Old Delhi avec sa pléthore de musées. Les ruelles où s’entremêlent les parfums et senteurs d’une ville unique, éternelle et captivante, sont très animées. Cette ville dévore le présent et sourit au futur, avec ses embouteillages monstres et le bruit des klaxons. Malgré le stress, les conducteurs gardent leur sang-froid et sont d’une courtoisie extrême. Cette ville toujours en mouvement est un paradis pour les boulimiques de culture. L’India Gate, le Rashtrapati Bhawan, la Bahaï House of Worship en forme de fleur de lotus, le Qûtb Minâr, le Fort Rouge, le tombeau de Safdar Jang et d’Humayun, le Jama Masjid, les temples Laxminarayan et Akshardham sont autant de lieux à visiter.
Après un somptueux déjeuner à Havemore, l’un des restaurants les plus huppés de Delhi, nous nous dirigeons vers le Lotus Temple, érigé à la gloire de Bahaullah (1817-1892), le dernier prophète de la communauté bahaïe. La longue file d’attente pour y pénétrer — c’était dimanche — nous a toutefois découragés et nous avons préféré prendre des photos à partir du jardin. Situé à Rajpath, l’India Gate a été construit en mémoire des 90 000 soldats indiens morts lors de la Première Guerre mondiale. Cet édifice de 42 mètres de haut porte la signature de l’architecte Lutyens, qui a aussi conçu les plans de New Delhi.
Le Qûtb Minâ (tour de la victoire), haut de 72,5 m et se terminant en fuseau, est la plus haute tour de pierre d’Inde. Construit au XIIIe siècle, il est orné de calligraphies islamiques et de versets du Coran. La tour possède cinq étages, dont certains en état de décrépitude.