La Cour suprême a agréé à la demande de Rajah Madhewoo, qui à travers ses hommes de loi avait fait une requête pour que son procès soit entendu par un Full Bench de la Cour suprême, et ce dans le cadre de son action entamée contre l’État et le ministère des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) pour contester la constitutionnalité de la nouvelle carte d’identité contenant les données biométriques du citoyen.
Les hommes de loi de Madhewoo, dont le Leading Counsel Me Sanjeev Teeluckdharry, avaient demandé que le Full Bench soit composé de 3 à 5 juges. Le Chef Juge Kheshoe Parsad Matadeen a agréé à cette requête et l’affaire sera mentionnée lundi prochain et devrait, selon toutes probabilités, être fixée au courant de la semaine prochaine. Les contestataires seront également fixés ce lundi sur la composition du Full Bench. Selon les premières indications, le juge David Chan Kan Cheong n’en ferait pas partie car il avait déjà été appelé à trancher sur la demande d’injonction réclamée en octobre 2013 par Rajah Madhewoo. Demande qu’il avait, pour rappel, « set aside ».
« Il était grand temps que notre action juridique prenne une autre ampleur et qu’elle soit enfin entendue par un Full Bench de la Cour suprême. Nous espérons trouver une solution au plus vite car bequcoup de personnes ont perdu du temps et de l’argent pour les procédures de conversion pour la nouvelle carte d’identité biométrique, sans compter le fait de se soumettre au prélèvement d’empreintes », réagit Rajah Madhewoo. Les opposants à la nouvelle carte d’identité biométrique avaient en effet lancé un appel à la population pour attendre le verdict de la Cour suprême dans le cadre des trois procès logés, avant d’entamer les procédures d’enregistrement, notamment l’action de Rajah Madhewoo du Regroupement Travayer Socyal (RTS), Pravind Jugnauth, leader du MSM, et l’avocat Me Neelkhant Dullo, alors que les autorités ont, selon les chiffres communiqués par les responsables du projet Mauritius National Identity Scheme (MNIS), procédé à l’enregistrement de plus de 680 000 citoyens.