La plateforme No to New ID Cards,  tenant un point de presse en début d’après-midi au centre social Marie Reine de la Paix, à Port-Louis, a longuement commenté le rejet de la demande d’injonction – déposée le 30 septembre en Cour suprême par le Dr Rajah Madhewoo et ses hommes de loi – par le juge David Chan Kan Cheong. « Nous sommes déçus, mais pas découragés. Nous avons noté plusieurs manquements dans le jugement et c’est sur cela que nous bataillerons ferme », a soutenu Me Erickson Mooneapillay. La plateforme fera appel ce vendredi.
Le rejet de la demande d’injonction par la Cour suprême oblige les membres de la plateforme No to New ID Cards à revoir leur stratégie. « La bataille ne s’arrête pas là. La guerre légale est déclarée », a soutenu Alain Bertrand aujourd’hui en début d’après-midi. Arguant que cette décision juridique va « à l’encontre des Droits de l’homme », et porte « atteinte à la vie privée », les membres de la plateforme estiment que la nouvelle carte d’identité biométrique représente une « menace réelle » pour la vie privée des Mauriciens. Raison pour laquelle le mouvement fera appel ce vendredi pour que la Cour suprême revienne sur sa décision. « Nou pou fer appel lor mem ground ki kan nou ti loz demand injonction-la », soutient le travailleur social Eddy Sadien. Revenant sur les points avancés par le rejet de sa demande d’injonction, le Dr Rajah Madhewoo soutient que les « safeguards » avancés par le juge « ne sont pas fiables ». « Eski vremem leta finn pran tou prekosions », s’interroge ce dernier avant de réclamer la « liberté du système judiciaire » du pays. Pour les intervenants, le « hacking » des données biométriques « est tout à fait possible ».
« Nous avons longuement étudié le rejet de la demande d’injonction. Nous savons désormais sur quels points nous devrons mener notre lutte », soutiennent les membres de la plateforme.