Des « fissures » et des craquements ont commencé à faire leur apparition sur plusieurs pièces d’identité biométrique, précisément au verso, sur le côté droit, où sont inscrits une série de chiffres. S’opposant à la nouvelle carte biométrique avec obligation de se soumettre au prélèvement d’empreintes digitales, la Plateforme No to Biometric Data on Id Card remet de fait en question la sécurité de la carte et la viabilité de celle-ci.
Tout a commencé lorsqu’un citoyen a observé une « anomalie » sur sa carte d’identité biométrique, des « fissures » étant apparues au bas, à droite, au verso de sa carte. Cet homme a commencé sa propre enquête et a partagé ses observations avec la Plateforme No to biometric data on ID Card. Il a ainsi placé une lampe de poche sous cette région de la carte, soit, selon lui, à l’endroit précis où se trouve la puce électronique de la nouvelle carte d’identité. Après en avoir parlé autour de lui, ce citoyen a constaté avec stupéfaction que presque toutes les cartes de ceux interrogés autour de lui étaient également fissurées.
La plateforme a, de son côté, mené sa propre enquête, ce qui a permis d’établir un échantillon de personnes questionnées. Une large majorité de cartes ont été examinées, spécialement celles datant de plus d’un an, et où des « fissures » auraient commencé à apparaître dans la région où est incrustée la puce. Pour la plateforme, cette affaire est « scandaleuse ». « Les fissures apparaissent à un endroit très sensible de la carte, soit là où est stockée la puce électronique contenant les “fingerprints minutiae” et autres informations privées des citoyens. C’est très grave ! » fait remarquer la plateforme dans une correspondance adressée à la presse. Selon elle, les citoyens devront, de ce fait, refaire leur carte d’ici environ deux ans, et ce alors que la durée de la carte est de 10 ans, comme le soutiennent les autorités. D’autre part, pour les membres de la plateforme, l’apparition de ces fissures, qui est une détérioration tout à fait prématurée de la carte biométrique, aura des conséquences graves sur le coût du projet, car pour refaire une carte pour la première fois, une partie des coûts sera subventionnée par l’argent des contribuables. Au bout du compte, les opposants demandent aux autorités d’annuler l’obligation de soumettre les empreintes digitales et la photo biométrique aussi bien que la présence de cette puce électronique de la nouvelle pièce d’identité.