« Le gouvernement a réitéré son intention de détruire la base de données stockées pendant l’émission des nouvelles cartes d’identité biométriques. Mais, comment se fait-il que la date pour produire cette même carte a été étendue au 31 mars ? » demande le Regroupman Travayer Sosyal (RTS).
Pour Eddy Sadien, le porte-parole, « le gouvernement est en train de semer une confusion dans la tête de la population. C’est soit il est contre, soit il est pour. Nous nous attendions à ce que ce projet soit gommé complètement et qu’on propose une carte d’identité plus simple, sans empreintes ».
Pour rappel, dans le discours-programme, le nouveau gouvernement a confirmé son intention affichée lors de la campagne électorale de détruire les informations susmentionnées en vue de protéger les données personnelles et privées de chaque citoyen. Mais, pour le RTS, « nous sommes dans le flou ». Eddy Sadien ajoute : « Nous avons reçu le soutien du Dr Rajah Madhewoo dans notre combat contre cette carte biométrique. Si le jugement de la Cour n’est pas en notre faveur, nous irons directement au Privy Council. Pourquoi tout ce temps pour rendre ce jugement. »
Autre domaine ayant suscité des commentaires du RTS, le transport. « Nous apprécions fort bien que le gouvernement ait augmenté la pension de vieillesse, mais peut-être aurait-il pu aller plus loin. En effet, nombre de personnes de 90 ans ont droit au transport gratuit, mais ne voyagent jamais. Cet argent va aux compagnies d’autobus qui, souvent, ne respectent pas les seniors aux arrêts d’autobus. Le gouvernement devrait reprendre cet argent et le donner à ceux ayant 90 ans et plus ».
Si globalement, le discours-programme « semble être un rêve, il faut voir comment le gouvernement réalisera ce rêve. Cela a semblé être un joli discours touchant les diverses échelles de difficultés auxquelles font face les Mauriciens ». Eddy Sadien souhaite par ailleurs une unité spéciale pour la police communautaire, tout comme pour la Police de l’Environnement, « au lieu d’achats d’hélicoptères. Moi, dans mon rêve, il n’y a pas tous ces tralalas ». Pour le RTS, la police communautaire peut « vraiment être une force extraordinaire tout en cultivant une bonne relation entre la police et la population. La police communautaire existe déjà à Maurice, mais elle ne fonctionne pas aussi bien qu’elle le ferait s’il y avait une unité avec un chef à la tête, ses propres véhicules. Les policiers seraient formés au Canada, par exemple, un des premiers pays ayant lancé ce concept ou en Angleterre. Cette unité aiderait à régler les petits crimes ».