Vu le rush constaté dans les différents centres de conversion, les autorités ont pris la décision de garder quatre centres de conversions ouverts jusqu’au 30 septembre, en vue de permettre l’enregistrement des Mauriciens pour la nouvelle carte d’identité biométrique. Ces centres sont à Mahébourg, Rose-Hill et Goodlands et celui de l’immeuble Emmanuel Anquetil à Port-Louis. Initialement, les autorités avaient décidé de garder seulement le centre de conversion d’Emmanuel Anquetil ouvert après le 15 septembre.
Ils sont en moyenne quelque 5 000 personnes quotidiennement qui se ruent vers les centres de conversion à travers l’île pour s’inscrire pour la nouvelle pièce d’identité qui remplace l’ancienne en laminé. Un nombre conséquent de personnes est attendu ce week-end. Dans la conjoncture, l’équipe du Mauritius New Identity Scheme (MNIS) qui s’est réunie hier après-midi, a décidé de revoir l’organisation en ajoutant trois centres, ceux de Mahébourg (Les Mariannes street), Rose-Hill (NPF Building) et Goodlands (VIP Commercial centre) à celui du bâtiment Emmanuel Anquetil que les autorités avaient déjà décidé de garder ouvert jusqu’au 30 courant.
En d’autres mots, ceux qui n’auront pas fait les démarches pour la nouvelle pièce d’identité biométrique avant le 15 septembre ou qui attendent le jugement de la Cour suprême dans le cadre des procès logés par Pravind Jugnauth et Rajah Madhewoo, qui soulignons-le sont attendus le même jour, peuvent se rendre jusqu’au 30 septembre dans les quatre centres de conversion cités, où l’enregistrement sera toujours possible après le 15 septembre, munis de leurs documents. Toutefois en cas d’inscription après le 15 septembre dans les centres de Mahébourg, Rose-Hill et Goodlands, les Mauriciens devront récupérer leurs cartes au centre du bâtiment Emmanuel Anquetil à Port-Louis.
Les centres de conversion, notamment celui de la Rue Labourdonnais à Port-Louis, la Cyber Tour No 1 d’Ébène, Quatre-Bornes (La Louise), Vacoas (New municipal Building), Centre de Flacq (La source) et Curepipe (Hôtel de ville) accueilleront les citoyens pour la dernière fois le 15 septembre. Ils resteront uniquement ouverts pour la livraison des cartes jusqu’au 30 septembre. Ces centres de conversion des Plaines-Wilhems et ceux de Port-Louis sont ouverts 7/7, de 9h à 17 h.
Dans une déclaration, Rao Ramah, le Project Director du MNIS, a indiqué qu’à jeudi soir, plus de 870 000 Mauriciens s’étaient inscrits pour la nouvelle pièce d’identité. Rao Ramah se dit confiant que 98 % de la population d’adultes sera déjà inscrite d’ici la fin du mois. L’équipe du MNIS, ajoute-t-il, a pris les dispositions nécessaires en vue de ce week-end pour l’enregistrement dans les centres de conversion qui tournent à plein régime. « Aucune personne ne sera refoulée, même les personnes qui arrivent à 16 h 55 », assure Rao Ramah.
Flou
À J-2 de la fermeture de la plupart des centres de conversion aux quatre coins de l’île, le constat est que le flou s’est installé dans la tête de nombreux Mauriciens concernant la dernière date à laquelle ils pourront s’enregistrer et craignant des amendes et une peine d’emprisonnement, comme déjà prévu dans la loi. Interrogé sur ce que risquent les Mauriciens qui ne choisiront pas de faire la carte ou qui n’en posséderaient pas une après le 30 septembre, date de fin de validité de l’ancienne carte, le Projet Manager répond qu’il ne peut se prononcer à ce sujet. « Ce sera au Directeur des Poursuites Publiques de décider au cas par cas », déclare Rao Ramah.
À noter qu’après le 30 septembre, le centre de conversion du bâtiment Emmanuel Anquetil Building restera ouvert, et cela jusqu’à décembre. Ceux qui se trouvent à l’étranger et ceux qui n’auront pas encore fait l’inscription pour la nouvelle carte pourront toujours se rendre dans les quatre Identity Card Units de l’île. Rao Ramah précise qu’aucune sanction légale n’est prévue pour les retardataires qui iront faire l’inscription pour la nouvelle carte biométrique. Il ajoute que passé le délai du 30 septembre, l’ancienne carte d’identité ne sera pas acceptée par les institutions, entre autres, n’ayant plus de force légale.