La plateforme No to Biometric Data on ID Card revient à la charge. Elle réclame que ceux qui ne souhaitent pas soumettre leurs empreintes soient exemptés de cette procédure lors de leur enregistrement pour obtenir leur nouvelle carte d’identité biométrique. Les procédures pour l’obtention de la nouvelle ID Card ont, rappelons-le, repris le 14 septembre dernier dans les centres de conversion.
La plateforme s’inquiète du risque de vol d’identité et de piratage des données biométriques stockées sur la puce de la carte d’identité. Ce risque, selon elle, est toujours présent, arguant que les données seraient lisibles à distance. La plateforme propose en premier lieu que les citoyens qui préféreraient ne pas avoir de données biométriques stockées sur la carte en leur possession soient exemptés des procédures de scan de leurs empreintes. La plateforme demande ainsi au gouvernement de « respecter le choix de cette partie de la population qui est contre le “scan” systématique des empreintes destinées à être stockées sur la carte », écrivent les membres dans un communiqué, représentant un condensé d’une lettre envoyée récemment au ministre des TIC Roshi Bhadain.
Se portant comme la voix d’une certaine partie de la population à l’effet que la puce accessible à distance se trouvant sur la carte représente « un grand danger », la plateforme propose au gouvernement d’offrir le choix aux citoyens de choisir s’ils veulent ou non détruire la puce se trouvant sur leur carte. La plateforme attire par la suite l’attention sur les procédures dans les NIC Units. « Nos visites aux centres de conversion lors de leur réouverture ont confirmé que les procédures ne sont pas correctes. Les empreintes sont d’abord scannées et ce n’est qu’ensuite que le demandeur signe pour identification mais aussi pour le formulaire de “déclaration”. Ce formulaire n’est pas lu à voix haute, ni même expliqué, alors que le texte même contient une note stipulant que ces procédures ont été suivies. » Selon les membres de la plateforme, les citoyens ne sont pas conscients des implications de leur geste en signant ce formulaire. Ils réclament donc au ministre Bhadain d’instituer une enquête concernant d’éventuels vices de procédure dans les centres de conversion depuis leur réouverture.
Les opposants demandent également au ministre des TIC d’informer le public sur le délai que prendraient ces amendements aux lois pour être effectifs et de demander au gouvernement de mettre en place une solution temporaire permettant aux citoyens d’avoir accès à une pièce d’identité en attendant les longues procédures parlementaires pour amender les différentes lois. « Pour ne pas continuer de pénaliser la population, nous demandons au gouvernement de faire de ce problème une de ses priorités. En effet, la nature anticonstitutionnelle de ce projet a été démontrée en cour. Le gouvernement continue dans cet acte – potentiellement illégal – à grande échelle et expose les citoyens à de nouveaux dangers », dit la plateforme.