Je n’éprouve aucun sentiment de sympathie pour Kailash Purryag, sans doute, par réciprocité. Mais malgré cela, fidèle à mon sens de ‘fair play’ainsi qu’à mon combat inlassable pour la Justice, je trouve qu’Ivan Collendavelloo a tort quand il réclame le départ immédiat de Kailash Purryag du Château du Réduit. D’ailleurs, sa déclaration concernant ce départ est contradictoire. Je cite :
« Je ne demande pas le départ de Kailash Purryag, qui est un ami, mais si j’étais à sa place, je serais parti depuis longtemps. » ‘Which is which ?’
Nul ne peut douter de la compétence d’Ivan Collendavelloo comme avocat. Cependant, je suis convaincu qu’il fait fausse route sur cette question politique qui revêt une si haute importance. De prime abord, je voudrais lui rappeler ce dicton anglais qu’il doit sûrement connaître par coeur :
« People who live in glass houses shouldn’t throw stones. » C’est-à-dire ‘One shouldn’t criticise others for having the same fault.’
D’autre part, Ivan Collendavelloo évoque le respect pour les institutions du pays quand il déclare : « qu’il y a dans le pays une convention autour du respect des institutions » C’est très bien ! On dirait même, Bravo Ivan ! Pour ce rappel. Cependant, si Ivan Collendavelloo avait bonne mémoire, il se souviendrait qu’après les élections de 2005, Anerood Jugnauth se trouvait dans la même situation. Malgré la forte pression exercée sur lui par le nouveau chef du gouvernement d’alors, et la grande humiliation qu’il avait subie, Sir Anerood Jugnauth n’avait pas démissionné comme Président de la République. Il avait tout à fait raison. De même, Kailash Purryag a le droit de rester au Château du Réduit comme Président de la République, jusqu’à la fin de son mandat, s’il le veut. Ni Ivan Collendavelloo, ni Harish Boodhoo, ni même le Premier Ministre, Sir Anerood Jugnauth a moralement le droit de le faire partir. Même si pour l’actuel Premier Ministre : « Moralite pa ranpli vant. » Ce qui signifie, la Moralité ne sert à rien. L’Alliance Lepep n’aurait jamais dû annoncer un candidat à la présidence, en la personne d’Ameenah Gurib-Fakim, durant la campagne électorale, compte tenu du cas précédent avec Sir Anerood Jugnauth.
Respect des Institutions
Pour conclure, je demanderais à Ivan Collendavelloo ainsi qu’à tous ceux qui pensent comme lui de méditer sur cette parabole biblique :
« Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil à toi ! »…