Fausse alerte concernant un cas suspect d’Ébola dans une clinique des Hautes Plaines-Wilhems. Le bruit courait hier qu’une femme en provenance de l’Afrique du Sud et arrivée à Maurice dimanche soir avait les symptômes du virus Ébola. Mais les tests se sont avérés négatifs.
La femme, venue à Maurice pour des vacances, avait été admise le même jour à la Clinique Darné avec des symptômes s’apparentant à ceux de l’infection par le virus Ébola, dont une fièvre persistante. Le ministère de la Santé avait été averti de ce cas considéré comme suspect par le médecin traitant de la patiente. Les résultats des tests effectués au laboratoire de virologie de Candos sont tombés hier soir : « Les tests sont négatifs », nous a déclaré Jaya Veerapen, Chief Executive Officer (CEO) du ministère de la Santé. La patiente ne souffre pas non plus de paludisme.
La patiente avait été placée en isolement dans un ward médical à la clinique curepipienne. Le ministère de la Santé, aussitôt informé de ce cas, a effectué des prélèvements sanguins en vue d’analyses. « Nous étions presque certains au ministère qu’il ne s’agissait pas d’un cas d’Ébola », a affirmé au Mauricien la CEO des services publics de Santé. « Nous devions procéder à des analyses dans le but de rassurer les personnes concernées et la population », explique Jaya Veerapen. Selon le protocole mis en place par les autorités sanitaires, toute personne infectée par le virus Ébola est mise en quarantaine dans le centre d’isolement de l’hôpital de Souillac. En outre les hôpitaux disposent de tous les équipements de protection recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Par ailleurs aucun cas d’Ébola n’a été confirmé à l’île de La Réunion. La Préfecture de l’île soeur a indiqué hier dans un communiqué émis à midi que la pharmacienne du Tampon suspectée d’avoir contracté le virus Ébola n’est pas infectée. Elle avait été hospitalisée au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Belle Pierre le 12 décembre selon le protocole de suivi des personnes en provenance des pays où le virus Ébola est endémique. La patiente, qui souffrait de fièvre et qui avait séjourné en Afrique du Sud, a pu quitter le CHU. Les investigations cliniques et biologiques concernant ce cas avaient été effectuées en France et à La Réunion.