Case Noyale est un village côtier se situant entre Petite Rivière-Noire et la Gaulette. Pour une bonne partie du petit village du district de Rivière-Noire, l’activité principale tourne autour de la pêche. Au gré de nos balades se dévoilent une flore particulièrement composée de mangrove où fleurissent des mangliers, un chassée qui abrite une fabrique à café, l’aventure des enfants dans un majestueux banyan transformé en aire de jeux. Celui-ci se met au service de chaque habitant: détente, ombre, aire de jeux.
La promenade sur la jetée offre un point de vue exceptionnel. On y voit la montagne Le Morne et l’île aux Bénitiers et plus près de nous des mangliers. À marée basse, les hommes pratiquent la pêche à pied. Certains vont à la chasse aux crabes. Cette plage de Case Noyale permet de saisir un instant le pouls de la vie du village. Pendant qu’une maman berce son enfant à l’ombre d’un banyan, une petite grappe d’enfants, certains tout juste sortis de l’école, jouent dans cet arbre à lianes et aux milliers de troncs. Pieds nus, ils y grimpent, s’y accrochent comme Tarzan aux lianes, sans peur aucune. C’est leur aire de jeux. Tous les jours, c’est ici qu’ils se donnent rendez-vous à la sortie de l’école. Des fillettes viennent à notre rencontre et se laissent photographier. Elles sont contentes de prendre la pause et davantage de se voir sur l’écran de notre appareil. Le banyan est le point de rencontre des habitants, les femmes de pêcheurs qui aiment venir discuter à l’abri du soleil sous les grandes branches.
Ici, un vieux bâtiment en pierre abrite un bureau de poste et le siège de l’état civil. Un autre le Fishing post et un dispensaire.Pour subvenir à leur besoin, certains habitants de Case Noyale vont à la pêche, d’autres travaillent dans les champs, dans l’hôtellerie tandis que d’autres sont employés à la fabrique de café appartenant à compagnie sucrière de Bel Ombre.
C’est de l’autre côté de la route que se niche la fabrique de café. Il se trouve dans le chassée de Case Noyale Limitée, connu pour l’activité de chasse mais aussi réception de mariage.
À la fabrique, quatre femmes trient les grains de café. En période de récolte, entre juin à septembre, elles sont plus nombreuses dans les champs qui se développent sur les hauteurs de Chamarel
Au chassée, le regard est attiré par les cerfs regroupés sous un arbre. Ils regardent droit dans les yeux, d’un air curieux et suspicieux. Le chassée abrite aussi d’autres animaux comme des tortues, cochons marrons, des singes.
Une seule route traverse le village Case Noyale. Cette même route qui descend jusqu’au Morne fut créée par un certain Bénoni Le Père de la Butte il y a un siècle et demi (vers 1822). Une route bordée par la mangrove et habitations. Nous nous arrêtons au centre communautaire. Deux jeunes sont assis devant leur écran d’ordinateur. Le centre est doté de deux ordinateurs avec accès internet et mis à la disposition des habitants. Ici, le lecture du journal est aussi encouragée. Les activités les plus communes et les jeux se déroulent au centre social. Jeux de billard, cours d’aérobic, de boxe, de yoga, cours d’anglais, de danse,
sont les principales attractions hormis les pique-niques au bord de la mer.
Dehors, un monument a été érigé en mémoire des pêcheurs disparus. Le monument qui sera inauguré le 31 mars prochain a été réalisé par le Fishermen Welfare Fund en collaboration avec le centre social.
En face, l’église construite en 1939 est le trait d’union entre les villages Case Noyale et Chamarel. Le village côtier abrite aussi une école pré-primaire qui se trouve dans la cours du centre social, une école primaire un peu plus loin en direction des cités EDC et CHA. Sur la route qui mène à la Terre des Sept Couleurs, nous pouvons admirer l’île aux Bénitiers et la montagne du Morne. À cette heure, il est difficile de reconnaître le visage de Case Noyale. Un calme étrange a envahi le village. Même la petite boutique du quartier est fermée. C’est comme ça que se présente le village en jour de semaine.