Casela a ouvert ses portes le 12 décembre 1979. L’ancienne volière a évolué pour devenir un parc abritant 1 800 espèces et proposant différentes formes d’activités de loisir. Annuellement quelque 400 000 visiteurs, visitent le Casela World of Adventures. Implanté dans l’ouest depuis 40 ans il propose 250 hectares de découverte, d’aventures et d’expériences.

A travers ses sentiers et sa végétation aussi luxuriante que rafraichissante, le parc est une invitation à l’évasion. Casela World of Adventures, c’est 250 hectares abritant 1 800 espèce d’animaux (oiseaux, mammifères, reptiles et animaux aquatiques) de différents pays. Lions, girafes, hippopotames nains, rhinocéros, tigres du Bengale côtoient des espèces endémiques comme la crécerelle ou la vache créole. Cette riche ménagerie n’est pas le seul élément qui rend ce parc zoologique vivant. Au cours des années, Casela, qui fait partie du groupe Medine n’a eu de cesse de se réinventer. Plusieurs activités sont proposés : le toboggan, la luge d’été (Tulawaka Gold Coaster), tyrolienne et le canyon swing entre autres. 400 000 visiteurs se rendent ici tous les ans mobilisant 350 employés.

Sunit Theekoy travaille au Casela depuis 1976. Il a participé à la construction de l’ancienne entrée du parc.

Jardin d’oiseau

Anciennement connu comme le Jardin d’Oiseaux de Casela, c’est le 12 décembre 1979 que les portes de ce sanctuaire s’ouvrent au grand public. A 61 ans, Sunit Theekoy fait partie des employés qui y travaillent depuis sa création. Employé par Médine depuis les années 70, il se souvient que “Ce nouveau projet éveillait l’intérêt de tous à cette époque.” En 1976, il embarque dans l’aventure en tant qu’ouvrier aidant à installer les grillages, à couper les arbres et à aménager des bassins pour préparer l’arrivée des volières.

Le Mauricien du 17 mai 1980 révèle que Casela dépasse toutes les espérances en termes d’affluence bien qu’il avait mal démarré, “Principalement en raison des nombreux cyclones qui s’étaient abattus sur le pays durant les mois de décembre, janvier et février.” La volonté était aussi de transformer Casela en parc d’animaux, d’où l’introduction de l’enclos de singes et de quelques bassins accueillant poissons et cygnes. Sunit Theekoy, rattaché aujourd’hui à la maintenance, se souvient aussi de l’introduction des tigresses en 1984 en provenance de La Réunion. D’autres animaux suivirent, notamment les lémuriens de Madagascar et la panthère en 1985 ou encore le premier koudou en 1986. Le parc reçut aussi des aigles noirs en 1990.

Vue d’ensemble du Casela dans les années 1985

Une enfance a Casela

Sunit Thhekoy a aidé à construire l’ancienne. Les pierres utilisées avaient été récupérées dans des caves. Casela a été le terrain de jeu d’Aldo Résidu, 37 ans. Il est un des rares privilégiés à avoir grandi place car son père y travaillait comme gardien. Le jeune homme connait les moindres recoins du parc. Par exemple, l’emplacement d’une ancienne tombe, qui passe quasiment inaperçue non loin du point de départ du safari. “Mes frères étaient plus âgés que moi et je n’avais qu’une tortue comme ami depuis mes trois ans,” dit-il en montrant une carapace. La torture était à cause du trou dans sa carapace. Aldo Residu en devient presque émotif en parlant de son ami qu’il avait baptise Trou. “J’aimais lui monter dessus et un jour elle m’a renversé dans la boue. Ce qui m’a valu une fessée de mon père.”

Souvenirs et Anecdotes

Le safari se fait par segway, en quad, par ebike ou en bus. Louis Berty Residu, plus connu sous le nom de Renaud, est un des plus anciens chauffeurs de safari. Il entretient avec les pensionnaires du parc animalier une relation privilégiée depuis 1993 : “Presque tous me mangent dans les mains.” Des anecdotes, Renaud en a beaucoup. Il nous cite la fois où un cockatoo lui a pincé l’oreille et raconte comme ce cheval fougueux l’avait jeté à terre. “J’avais perdu la parole pendant presque trois heures.”

Aldo Résidu, dont le père était gardien à Casela, y a passé toute son enfance avant de rejoindre l’équipe à son tour en 2005.

Sur le trajet du safari, défilent autruches, cerfs, impalas, zèbres ou encore des élans. L’occasion pour Renaud d’évoquer l’histoire de cet élan rebelle et téméraire qu’il avait klaxonné une fois. “Pour se venger il a enfoncé ses cornes dans les roues de mon camion.” Cependant, il apprendra à dompter la bête qui reviendra à de meilleurs sentiments par la suite. L’une des plus vieilles autruches du parc a été surnommée “Lapo lizie” par Renaud. Renaud c’est aussi l’ami des zèbres (introduits en 2005). Il se souvenant que le premier zébron mauricien est né le 26 décembre 2008.

Parc d’aventures

C’est en 2007 que la société partenaire de Casela Safari Adventures débuta la marche avec les lions. 6 bêtes au départ, on en compte désormais 34. D’autres espèces d’animaux comme les tigres du Bengale, le caracal, le serval, la hyène et le dromadaire ont été introduits par la société partenaire.

C’est en 1994 qu’Aldo Résidu et sa famille déménagea de Casela. Formé dans l’hôtellerie, il revint en bercail en 2005. De laveur de quad à ses débuts, il occupe aujourd’hui le poste d’Operation Coordinator étant en charge de toutes les activités du parc (quad, tyrolienne, ebike, segway, etc).

D’importantes responsabilités considérant Médine s’est fixé pour objectif de conférer au parc un standard international. D’où le plan de développement lancé en 2011. Casela Leisure and Nature Park devint le Casela World of Adventures. Le parc rénové ouvre ses portes en 2014 avec un nouveau bâtiment pour l’accueil des visiteurs et un éventail de nouvelles attractions hautement plébiscités par les amoureux de sensations fortes.

L’ancien enclos des tigres

Pour Aldo Residu, travailler au Casela, c’est aussi une expérience humaine unique. En 15 ans, il s’est fait beaucoup d’amis en côtoyant les clients. Il en a vu défiler des célébrités, dont Zinezine Zidane qui a fait du quad avec lui. Casela a aussi accueilli aussi une pléiade de stars du cinéma, des sports et de la chanson : Diams, Paris Hilton, Calogéro, Anthony Martial, Patrick Verguer. Sans oublier que la princesse Stéphanie de Monaco est la marraine du parc.

La star de Casela

En continuant notre visite dans le parc, nous apercevrons la petite Nyota, le premier bébé girafe mauricien né le 20 octobre 2019. Mesurant presque 1m90, la petite star ne lâche pas sa mère Mikemba d’un pouce. Dans les mois qui précédèrent sa naissance, toute la tribu du Casela a retenu son souffle. Nous avons aussi la chance de voir le premier bébé dromadaire baptisé Sarah. Plus loin, dans l’enclos des tortues d’Aldabra, nous rencontrons de George. Agé entre 90 et 100 ans, c’est l’un des plus anciens pensionnaires du parc. “C’est un grand dormeur et un gros mangeur”, explique Paula, en charge de cette section. Et si vous avez de la chance, vous aurez peut-être l’occasion d’apercevoir l’hippopotame nain qui reste sous l’eau comme il déteste la chaleur.

Les volières de La Balise

Dans les années 70, Maurice la famille de Louis Lanferna, vivait au campement des Balises à Rivière Noire. Passionné d’oiseaux, ce dernier avait crée d’imposante volières avec une collection surprenante. Le journal Mauritius Today daté d’août 1983 cite“Des perroquets à tête de prune en provenance de l’Inde, des perruches calopsitte d’Australie, des perroquets gris ou Jacots du kenya, des laurriquets rouges des Philippines, de nombreuses perruches dont le Cacotoès jaune de Maurice, une splendide collection de faisans dorés de Chine (…) ainsi que les pigeons ramiers de Madagascar, des cailles d’Europe et d’Asie, des calfats de Java, des veuves à collier d’or du Zimbabwe, des capucins d’Inde, des aras, arona bleus et or du Brésil ainsi que des aras de Macao.” Y vivaient aussi des oiseaux endémiques comme la crécerelle de Maurice. Louis Lenferna leur consacrèrent douze ans de sa vie mais fut dans l’incapacité de faire face au cout de l’entretien de ces milliers d’oiseaux.

Pendant ce temps, dans le cadre d’une visite administrative à travers la faune et la flore de l’ouest, deux administrateurs de Medine, Sir Emile Seriès et Christian Marrier d’Unienville furent attirés par le bruit d’un cours d’eau. A quelques mètres, se trouvaient aussi les ruines d’une maison qui était l’ancienne résidence de M. Koenig. D’ailleurs le nom de Casela s’y inspire, “Lakaz la” renvoyant à “La Maison est là.” L’idée vint aux deux hommes de créer un jardin de préservation, et le projet fut soumis au conseil d’administration de Médine, qui confia la création du jardin à Maurice Koenig Senior.

Par la suite, les volières de Lenferna furent confiées à Medine. C’est le Dr David McKelvey, responsable à Maurice du programme de la World Wildlife Fund pour la conservation des espèces menacées, qui supervisera le transfert des oiseaux de Rivière-Noire à Caselas, relate un quotidien datant du 21 février 1976. Il s’agissait alors de 85 volières abritant quelques 142 espèces d’oiseaux différentes, soit au total plus de 20 00 spécimens. A l’époque, c’est Philippe Marot qui était le conservateur de ce parc d’oiseau qui s’étalait sur quelques 20 arpents.