Les 85 animaux en provenance d’Afrique du Sud sont arrivés à Maurice hier en début d’après-midi. Après le débarquement et les formalités d’usage à l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam, ils ont été acheminés par camions jusqu’à Casela : World of Adventures, où ils seront gardés en quarantaine pendant un mois avant d’être visibles au public à partir de novembre. Au centre de quarantaine, les dix girafes ont été les premières à sortir des caisses, vers 22 h 30 après des manoeuvres laborieuses. En raison de l’heure tardive, l’ouverture des cases des antilopes avait été reportée à ce matin.
Le Boeing 747 en provenance de Johannesburg est arrivé en début d’après-midi avec à son bord 85 animaux d’Afrique. Le débarquement des caisses en bois dans lesquelles étaient les animaux a pris environ six heures, le convoi constitué de neuf camions, d’une équipe technique et de vétérinaires quittant l’enceinte de l’aéroport vers 18 h. Escorté par des motards de la police, il a emprunté l’autoroute jusqu’à Phoenix avant de continuer sa route sur celle reliant Phoenix à Beaux-Songes, d’où il a mis deux heures pour se rendre jusqu’au parc animalier de Casela. Deux haltes ont été effectuées sur le trajet : une à proximité de Wooton et une deuxième peu avant Bassin. « L’équipe technique devait s’assurer que tout allait bien, et surtout vérifier les pneus », devait déclarer une préposée de Médine Leisure.
Les neuf camions ont acheminé les animaux directement vers les stations de quarantaine de Casela. Les dix girafes, embarquées à deux par deux dans une caisse, ont été conduites dans une première station et les antilopes dans une deuxième un peu plus loin, dans les bois du parc.
La manoeuvre consistant à ramener le camion près de la bâtisse pour faire descendre les cinq caisses était relativement délicate et a nécessité le concours d’un grand nombre de professionnels. Avec beaucoup de précision et d’agilité, ces hommes ont déplacé les caisses pour les mettre dans la bonne position, soit avec l’ouverture tournée vers un couloir qu’ils ont créé pour pouvoir diriger les animaux directement à l’intérieur. L’installation de la première caisse a pris plus de temps que pour les autres. Deux caisses étaient mises côte à côte du côté droit, deux autres du côté gauche et une au milieu pour presque fermer cet espace, laissant seulement la porte d’entrée du bâtiment accessible.
Après une injection, les girafes ont quitté les caisses et avancé gracieusement vers l’intérieur de la zone de quarantaine, explorant d’ores et déjà ce nouvel environnement. De par leur taille, l’on pouvait deviner que les plus jeunes avaient été relâchées en premier. Les plus grandes font actuellement 3 mètres 50 de haut et devraient, dans quelques mois mesurer 5 mètres. Elles ont entre un an et deux ans et demi. Les quatre dernières à quitter les caisses semblaient quelque peu récalcitrantes, mais devaient faire leur entrée tout aussi élégamment, accueillies par les autres déjà sur place par une embrassade sur le museau ou par un frottement de cous. Après un premier tour jusqu‘au fond de la salle, elles sont revenues vers les abreuvoirs pour étancher leur soif et se ravitailler.
Selon un des responsables, elles n’avaient pas mangé 24 h avant leur départ de la station de préquarantaine en Afrique du Sud. Leur arrivée à Plaisance avait été retardée d’environ huit heures, car le chargement des caisses sur les avions avait duré plus longtemps que prévu et l’avion au départ pour Maurice avait aussi accusé un retard. Par conséquent, au lieu d’arriver à 5 h du matin, l’avion a atterri en début d’après-midi.
Après l’entrée des dernières girafes dans la salle où elles passeront tout le mois d’octobre, tout le personnel de Casela affecté à cette opération, de même que des responsables du département loisir du groupe Médine et quelques journalistes sur place, ont eu l’opportunité, pendant quelques minutes, de les admirer par la grande porte. Le temps pour certains de faire des photos et pour d’autres de se réjouir de cette première rencontre avec ces animaux mystérieux. Cette manoeuvre devait prendre fin vers 22 h 30. En raison de l’heure tardive, les responsables devaient déclarer que les caisses transportant les 75 autres animaux allaient être débarquées le soir même, mais que les animaux allaient être sortis ce matin à la première heure.