La police était à l’honneur samedi à l’occasion de la remise de la President’s Long Service and Good Conduct Medal en vertu de la National Awards Act (1992). Au total, 570 policiers, dont 14 de Rodrigues, ont été récompensés pour avoir franchi la barre des 18 années de service et ayant surtout accompli un travail irréprochable.
Au cours de cette parade aux Casernes centrales, le commissaire de police, Dhun Iswur Rampersad, en a profité pour affirmer que la tendance de la criminalité est à la baisse. « There have been a few comments here and there, on the level of crime in the country. But Truth should prevail over the past decade or so, there has been quite a significant decreasing trend in the number of crime reported yearly. For the ordinary citizen, any unlawful occurence except contraventions, is considered as crime generally, which in fact, goes along with what the Police call in their jargon “crime and misdemeanour” taken together », a déclaré le CP.
Dhun Iswur Rampersad devait ensuite préciser que sur les dix dernières années, le nombre le plus élevé de criminalité/délit enregistré à Maurice était en 2007 avec 54 037 cas, tandis que le plus bas enregistré remonte à l’année dernière avec 40 901 cas soit une baisse de 24 %. Le CP devait indiquer que le taux de criminalité pour 1 000 habitants était de 5,7 en 2007, et de 3,5 en 2012. Avant d’affirmer que le taux de 3,5 est celui le plus bas de ces 20 dernières années. En ce qui concerne les délits, le taux était de 37,2 en 2007, contre 28,2 en 2012 soit le taux le plus bas des dix dernières années.
Toutefois, le commissaire de police devait concéder, malgré une tendance générale de la criminalité à la baisse, que certains types de crimes ont été à la hausse depuis les deux dernières années. Ces crimes sont principalement des abus sexuels sur des mineurs ; violence contre les femmes et les personnes âgées ; viol ; violence domestique ; vol avec agression sur la voie publique ; criminalité liée à la fraude et la malhonnêteté, comme la corruption, en faisant usage de faux documents, escroquerie et finalement, les violations de l’ICTA.