appel à la Commission de Conciliation et Médiation dans le conflit opposant des employés des casinos à leur direction. Les syndicats ont préféré transformer cet arbitrage en décision judiciaire en ayant recours à la Cour suprême comme force exécutoire.
Alors que les employés des casinos font état d’une série d’injustices sur leur lieu de travail, la Casino Employees Union est passée à une nouvelle étape dans sa lutte contre les « abus de pouvoir » des directeurs de maisons de jeu. Il y a un peu plus de deux semaines, une manifestation dans le centre de Curepipe avait réuni plus de 500 employés des casinos. Les syndicalistes avaient alors décidé de faire appel à la Commission de Conciliation et Médiation afin de réclamer une rencontre entre syndicalistes et directeurs pour des négociations. Mais les représentants de la Casino Employees Union se sont finalement rétractés pour réclamer, plutôt qu’un arbitrage, une décision judiciaire en ayant recours à la Cour suprême comme force exécutoire à travers un exequatur. Les syndicalistes rencontreront leur avocat dans les jours qui suivent.
Dans une déclaration au Mauricien, le négociateur de la Casino Employees Union, Ivor Tan Yan, soutient que Peter Kurt, Managing Director de tous les casinos, cherche à envoyer quelques employés des casinos pour être au service du Casino du Nord tout en revoyant les conditions de leur collective agreement relatives à une possibilité d’augmentation. Les employés de casinos, dit-il, ont été « intimidés » afin de signer le nouveau contrat, faute de quoi appel serait fait à des travailleurs étrangers. Les recommandations, soutient-il, ne sont pas conformes aux règles, surtout qu’aucun syndicaliste n’a été convié pour une négociation.
Revenant sur les revendications ayant trait au bonus, un employé d’un casino, témoignant anonymement, a dénoncé la « négligence » de ses employeurs. Des dépenses conséquentes auraient été faites, dont pour des uniformes d’une valeur de Rs 500 000 qui reposent dans le store du Casino de Maurice depuis août 2014. La raison derrière ce rejet des uniformes : ils sont de couleur orange – quand ils étaient au pouvoir, les membres du PTr auraient réclamé que ces vêtements, pas de la « bonne couleur », ne soient pas utilisés.
Autre dépense qui aurait pu être évitée : une surcharge de Rs 30 000 sur la facture d’électricité qui s’est faite suite à une négligence d’un employé du département des finances, la facture ayant été réglée avec du retard. Ce qui l’a fait gonfler, alors qu’elle s’élève normalement à Rs 300 000 par mois pour les quatre casinos gérés par la State Investment Corporation Management Services.
Les employés de casinos soutiennent en outre avoir subi une diminution de leur allocation repas.