Ça n’évolue pas du tout au niveau des casinos. La réunion tenue vendredi entre le ministre du Travail Soodesh Callychurn, le directeur des casinos Kirk Peters et les représentants des employés n’ont rien donné de probant. Insatisfaits de la tournure des événements alors que pèse la menace de faire partir les salariés de plus de 50 ans, ceux-ci envisagent d’avoir recours à d’autres moyens de pression, comme une manifestation devant le siège de la State Investment Corporation pour faire respecter leurs droits.
L’opération communication réalisée par la directrice par intérim de la SIC, Rita Veerasamy, sur les ondes d’une radio privée n’a pas non plus contribué à rassurer ces employés qui craignent pour leur avenir alors qu’ils ont, pour beaucoup, des enfants à charge et qu’ils doivent continuer à financer les frais d’études de leurs enfants.
La première chose que les employés reprochent à l’actuelle directrice, c’est de se présenter comme si elle était une nouvelle venue à la SIC alors qu’elle a toujours occupé des postes de responsabilité au sein de cet organisme depuis ces «à dernières années et qu’elle était, jusqu’à décembre dernier, le bras droit et l’adjointe d’Iqbal Mallam-Hasham.
Autre grief des employés à l’encontre de la directrice, le fait qu’elle joue sur les mots et qu’elle refuse de parler de licenciements et qu’elle préfère évoquer des départs à la retraite sur une base volontaire alors que, selon ces employés, le mot “redundancy” figure bel et bien dans les correspondances adressées aux salariés et ceux de Beach Casinos notamment.
Ils ne comprennent pas non plus la rationalité derrière des projets de la  SIC qui veulent encourager les repreneurs chinois qui sont de la partie pour racheter le Domaine les Pailles et y aménager un nouveau casino alors qu’il en existe un qui est un véritable pan du patrimoine mauricien. Les employés s’interrogent sur le sort qui sera réservé à ceux qui travaillent tant pour le casino du Domaine que ceux de Sun Casinos de Flic-en-Flac.
S’agissant du 14ème mois qui n’a pas encore été payé, les employés veulent savoir de la directrice par intérim de la SIC pourquoi une politique de deux poids deux mesures avec, d’un côté, les cadres qui ont reçu leur dû au mois de juin et, de l’autre, le refus de leur accorder ce boni relève d’une question de “timing”.
Leur incompréhension est tout aussi totale s’agissant du cas spécial de cet employé parti avec un pactole de millions mais qui a été réembauché dans une compagnie subsidiaire de la SIC, Prime Partners Ltd, la seule raison de cette faveur étant, selon les connaisseurs de l’intérieur, la réalisation des travaux sur un site privé à Flic-en-Flac.
Les employés veulent aussi que bon ordre soit mis à la politique de recrutement au sein de casinos et autres compagnies dirigées par la SIC qui a eu cours ces dernières années. Ils souhaitent aussi que les contrats pour le transport du personnel attribués à de agents rouges soit résilié et qu’il y ait un appel d’offres en bonne et due forme à cet item qui n’est pas négligeable dans le budget des casinos. Également au centre des préoccupations des travailleurs, le dossier des assurances médicales auprès de la SICOM au sujet duquel ils déplorent qu’il n’y ait eu pratiquement aucun remboursement depuis décembre 2014 même si les déductions de la fiche de paie se poursuivent. Est-ce à dire que c’est l’employeur qui ne s’acquitte pas de ses obligations?
C’est la question, parmi tant d’autres, que se posent ces employés angoissés devant l’avenir. En tout cas, s’il y a une véritable nécessité de réduire le personnel des casinos ils souhaitent qu’il y ait un vrai package qui soit à leur avantage et celui de leurs familles