Réagissant aux « inquiétudes » émises par le syndicat des employés des casinos de Maurice, la Casino Employees Union (CEO), Rajah Pillay souhaite apporter des éclaircissements quant à sa présence dans les locaux concernés. « J’ai été approché pour être consultant et j’ai signé un contrat qui me lie aux casinos pour six mois. J’ai jusqu’à juin prochain pour contribuer à remettre les casinos de Maurice, qui sont au bord du précipice, sur les rails. » Rajah Pillay dit « ne pas comprendre les sentiments négatifs qu’a le syndicat à mon égard ».
« Je n’ai aucune envie de travailler pour les casinos de Maurice », a déclaré Rajah Pillay au Mauricien. « Cependant, quand j’ai été approché, de par mon expérience dans ce secteur – où j’ai fait de bonnes preuves –, j’ai accepté de signer un contrat qui me lie pour les six premiers mois de 2015, soit de janvier à juin courant. Ma mission est d’aider à remettre les casinos sur les rails. » Information confirmée par Mic Gujadhur, actuel Chairman de la SIC.
Rajah Pillay dit surtout « ne pas comprendre du tout ce que me reproche le syndicat ». Il poursuit : « 80% des employés des casinos sont parfaitement heureux de ma présence. Je leur ai fait comprendre que, malgré le fait que durant ces 9 dernières années, rien n’a été fait pour aider les casinos à ne pas s’embourber et se retrouver dans la situation financière catastrophique qui perdure, aujourd’hui, je ferais de mon mieux pour qu’ils ne perdent pas leur emploi. Je suis sensible à leurs conditions et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour redresser la barre. » Toutefois, nuance notre interlocuteur, « ce que j’ai réalisé, en peu de temps, c’est qu’au sein des casinos, ces 80% d’employés se donnent à fond dans leur travail ». Il continue : « Ils sont très appliqués et souhaitent sauver leur “pie douri”. Mais parmi les 20% restants, je dois dire que bon nombre d’entre eux sont des parasites; des employés qui touchent gros et qui ne font pas grand-chose… Et je suis aussi triste de dire que ceux qui composent le syndicat font partie de ces 20% ! »
Rajah Pillay explique : « J’ai à coeur de relever ce défi que l’on m’a proposé. D’ici quelques mois, quand j’aurai réalisé ce que l’on m’a confié, je donnerai à Maurice un casino rénové de fond en comble et remis au goût du jour ! » Celui qui agit comme « consultant des jeux, souvent pour des compagnies étrangères », déclare aussi que « durant les neuf dernières années, trop de gaspillage, de manquements, un défaut de formation et d’autres aspects ont pénalisé le secteur des casinos », raisons, selon lui, « pour lesquelles on se retrouve maintenant avec un secteur qui périclite ». Rajah Pillay dit « ne pas comprendre comment on a construit un casino à Flic-en-Flac alors que, dès qu’il y a de grosses averses, l’endroit est inondé ». De même, « on a vendu le casino de Trou-aux-Biches pour une bagatelle, alors que si on me l’avait confié, j’en ferais Rs 100 M de profit annuellement ». Rajah Pillay souhaite toutefois « bonne chance à ceux qui vont manifester vendredi » !