D’ici août 2015 un système d’alerte précoce aux marées de tempête sera complètement opérationnel, prévenant trois heures auparavant les 227 000 personnes vivant sur nos côtes de l’imminence du danger. Un atelier de travail sur la validation et l’élaboration de cet early warning system for storm surge a eu lieu ce matin à Balaclava.
« Mon ministère, à travers l’Adaptation Fund, va investir plus de Rs 10 millions pour la mise en oeuvre d’un système d’alerte précoce aux marées de tempête (voir encadré). Dans ce contexte, un Memorandum of Understanding a été signé en mars de l’année dernière entre mon ministère et les Mauritius Meteorological Services. On s’attend à ce que ce système d’alerte précoce soit opérationnel d’ici août 2015 », a annoncé le ministre de l’Environnement, des Urgences en cas de Catastrophes naturelles et de la Beach Authority. Raj Dayal intervenait à l’ouverture d’un atelier de travail sur la validation et l’élaboration de ce système d’alerte précoce ce matin à l’Intercontinental Hotel, Balaclava.
Une modélisation informatique visant à produire des prévisions numériques des mouvements des eaux côtières le long de nos côtes sera ainsi développée. « Cette modélisation sera utilisée pour élaborer les prévisions opportunes du niveau de la mer 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 », affirme le ministre.
Ce projet comportera également une formation complète sur comment faire le suivi et prévenir les failles d’un système d’alerte précoce aux marées de tempête, un modèle de sa mise en oeuvre, la manipulation et l’utilisation des équipements de base impliqués, et une formation sur la modélisation numérique pour les marées de tempête. « Le tout sera complété par une formation des formateurs pour des campagnes de sensibilisation aux marées de tempête pour les communautés côtières ».
Raj Dayal a auparavant rappelé que cet early warning system for storm surge est une des composantes du plus grand projet de Climate Change Adaptation Programme in the Coastal Zone of Mauritius. Ce gros projet, d’une durée de 6 ans (août 2012-juillet 2018), vise à augmenter la résilience des communautés et à renforcer leurs moyens de subsistance dans les zones côtières de la République de Maurice.
Le ministre de l’Environnement a également rappelé que selon une évaluation des risques entreprise dans le cadre du Disaster Risk Reduction Strategic Framework and Action Plan, Port-Louis, Grand-Baie, Flic-en-Flac, Tamarin, Trou-d’Eau-Douce et Roches-Noires sont les endroits les plus vulnérables aux inondations côtières.
À Rodrigues, Port-Mathurin et le Port Sud-Est sont les endroits qui ont été identifiés comme tels. « 65 000 résidents des côtes pourraient être affectés par des inondations côtières à Maurice et à Rodrigues », a-t-il précisé.
« La cruelle vérité c’est qu’elles sont toutes exposées aux marées de tempête, avec des risques de pertes de vie et des dommages à leurs biens. Mais malheureusement, notre système d’alerte actuel ne prévient pas contre les grosses houles non conventionnelles qui ne sont pas toujours causées par des cyclones, mais sont parfois causées par des systèmes climatiques convergents assez loin de Maurice. D’où l’importance de ce système d’alerte précoce ».