Le poste de police de Bain-des-Dames organise, dimanche 26 août, dans la localité un exercice de simulation pour l’évacuation des habitants de son catchment area en cas de tsunami. Le responsable de cette antenne, l’inspecteur Nandram, espère avoir au moins un participant par famille. Cette opération bénéficie du soutien des Casernes centrales, de la National Coast Guard et des pompiers.
« Nous ne sommes pas à l’abri des catastrophes naturelles. » C’est ce qu’a affirmé le surintendant de police (SP) Bhunnoo lors d’une rencontre récemment avec les forces vives de Bain-des-Dames, Cassis et Résidence Vallijee. Il était accompagné des inspecteurs Nandram et Ruttanah pour sensibiliser les habitants de cette zone à risque.
Le poste de police de Bain-des-Dames assurera ainsi la coordination lors de l’exercice de simulation qui sera organisé le dimanche 26 août. Des effectifs de la National Coast Guard, des Casernes Centrales, du South Metropolitan et de la Special Mobile Force apporteront leur soutien lors de cette opération. Des First Aiders et pompiers seront aussi présents sur les lieux.
L’objectif de l’exercice de simulation consiste à préparer les habitants de la localité à une évacuation en cas d’alerte au tsunami. Il permettra aussi à la police de s’entraîner et d’identifier ses lacunes. Le SP Bhunnoo espère qu’un maximum d’habitants participeront à cette opération. « Il est important de s’informer et d’informer les autres… Cela peut sauver des vies », a-t-il affirmé. Et de souligner l’importance de la solidarité dans les situations catastrophiques de ce genre.
Le SP Bhunnoo a fait comprendre qu’en situation réelle l’alerte peut être donnée à n’importe quel moment. « Il ne faut surtout pas paniquer. C’est ce qui cause le plus de problèmes, notamment des blessures et des pertes », explique-t-il. Le plus important est ainsi de suivre les instructions des autorités, qui ont fait l’objet d’un entraînement. « Pour le 26 août, tout est prédéfini », a indiqué le surintendant.
Le jour de l’exercice d’évacuation, la police espère ainsi disposer d’une centaine des personnes. Pour l’inspecteur Nandram, l’idéal serait une personne par famille pour parer à toute éventualité.
En cas d’alerte au tsunami, il est déconseillé de prendre sa voiture. Des bus sont alors mis à la disposition des habitants pour réduire les bouchons et faciliter l’évacuation. Selon le SP Bhunnoo, il vaut mieux marcher et se diriger vers les hauteurs. La police a déjà identifié des safe points, notamment au pied de la montagne des Signaux, près de Marie Reine de la Paix. En situation réelle, les routes menant vers Port-Louis seront bloquées et certains véhicules réquisitionnés par la police pour évacuer les civils.