Le ministre des Technologies de l’Information et de la Communication, Tassarajen Pillay Chedumbrum, annonce des solutions alternatives au système d’alerte de catastrophe naturelle par voie de SMS en cas de saturation des réseaux de téléphonie mobile. Des discussions et négociations ont été entamées avec l’International Telecommunication Union (ITU) pour un projet dans ce sens.
Éviter à nouveau la situation de saturation des réseaux mobiles qu’a connu le pays le 13 février lors des pluies torrentielles qui avaient touché l’île. C’est ce que souhaite Tassarajen Pillay Chedumbrum. Des abonnés d’Orange avaient éprouvé ce jour là des difficultés de communication. Selon l’opérateur, un grand nombre de personnes effectuant plusieurs appels en même temps avait occasionné une saturation du réseau.
Le ministère des TIC élabore ainsi un projet en vue de trouver une solution alternative en cas de saturation de réseau ou de major breakdown pour s’assurer que la population reste informée en cas de danger. Ce projet sera présenté au Cabinet la semaine prochaine, affirme Tassarajen Pillay Chedumbrum qui poursuit que des discussions sont en cours avec l’ITU en vue de trouver des moyens de technologies alternatives. Le ministre insiste sur le fait de rester connecté et informé à tout moment.
Le dispositif d’alerte de catastrophe naturelle par SMS, annoncé par le Premier ministre Navin Ramgoolam à la suite des inondations meurtrières du 30 mars, a été testé lors du passage du Cyclone Imelda le week-end dernier, touchant Maurice et Rodrigues. Les trois opérateurs de téléphonie mobile – Emtel, Orange et MTML – ont ainsi assuré l’envoi automatique de messages courts dès dimanche dernier à leurs abonnés en vue de les informer des alertes cycloniques en cours pour les deux îles et de leur conseiller de compléter les précautions nécessaires à l’approche d’un cyclone. « Avec une pénétration du mobile à Maurice dépassant les 100 %, le système d’alerte par SMS constitue un moyen rapide pour prévenir les populations en cas de risques majeurs », dit le ministre des TIC. Il a d’ailleurs confié qu’il n’était lui-même pas au courant de l’ampleur et de la virulence de la montée des eaux le samedi 30 mars alors qu’il se trouvait à son bureau. Le dispositif d’alerte, ajoute le ministre, viendra renforcer les bulletins de la Météo dans les médias, car les personnes seront alertées d’un danger imminent où qu’elles se trouvent et à tout moment grâce à la technologie mobile.