Quelque 250 jeunes ont participé en juin dernier à une formation sur la préparation à une réponse efficace en cas de catastrophes naturelles. Lancé par le ministère de la Jeunesse et des Sports, ce cours, dispensé à des jeunes de Port-Louis North SSS, Medco Bhujoharry, Unity College de Rose-Belle et Friendship College de Goodlands, est un moyen de sensibiliser les jeunes sur l’environnement et les changements climatiques.
Quelles sont les implications des changements climatiques ? Quelles en sont les conséquences ? Que doit-on faire en cas de catastrophes ? Autant de questions qui ont été abordées durant cette formation dispensée par les membres du Groupe d’Intervention de la Police Mauricienne (GIPM) et de la Croix Rouge. Les jeunes, âgés entre 16 et 18 ans, ont notamment eu droit à des explications pendant leurs classes d’activités à l’école sur les différents types de catastrophes naturelles, les risques qui y sont liés et la sauvegarde de leur environnement. Ils ont aussi eu l’occasion d’apprendre à distinguer les zones sûres des zones dangereuses et appliquer les techniques de premier secours et de water rescue. Une journée à Anse-La-Raie a aussi été organisée pour permettre aux jeunes de mettre en pratique ce qu’ils ont appris durant la formation. L’aspect pratique n’a pas été négligé avec des conseils utiles sur l’utilisation des ressources disponibles tels que les ballons et les cordes.
Rachel, élève au collège Bhujoharry nous explique que « on nous a appris par exemple à faire des noeuds et utiliser des cordes pour sauver quelqu’un qui se noie plutôt que d’y aller sans prendre une seconde pour réfléchir à comment le sauver ». De plus, l’accent a été mis sur l’importance de garder son calme en situation de détresse, comme nous le relate Mary-Joyce, élève au même collège, qui fait mention des cours en matière de gestion de stress. Beaucoup de ces jeunes se disent désormais confiants dans leurs capacités à appliquer ces précieux conseils et à faire face à des situations de danger telles que les noyades, les cyclones et les inondations.
Aurélie, une élève du collège Bhujoharry, soutient « nou kapav ed bann dimoun san ki nou mem nou mett nou la vie en danzer ». Vanita, une autre élève du collège, se dit à présent mieux préparée à faire face à des catastrophes, et pour éviter que ne se reproduise l’histoire tragique de Deepesh Beehary, étudiant à l’Université de Maurice qui a trouvé la mort après une chute aux abords de la cascade de Réduit.
Eric, élève du Port-Louis North SSS, avance pour sa part que « les jeunes qui ont eu le privilège de suivre cette formation partagent à leur tour ces connaissances avec ceux qui n’ont pas eu cette chance à l’instar des élèves plus jeunes ». Ce dernier nous confie même avoir récemment mis en application ce qu’il a appris afin de porter secours à quelqu’un qui s’est retrouvé en difficulté en mer. Une cérémonie a eu lieu hier matin à la salle de conseil de la municipalité de Port-Louis où les jeunes ont reçu un certificat de participation. Soulignons qu’à ce jour, environ 1 000 jeunes ont bénéficié de cette formation. En 2010, ils étaient 448 bénéficiaires.