Le ministre de l’Environnement, des Urgences en cas de Catastrophes naturelles et de la Beach Authority, Raj Dayal, a annoncé hier l’institution prochaine d’une National Drainage Agency. C’était au siège de l’ONG SPES, Quatre-Bornes, à l’ouverture d’une Eco-Exposition marquant le lancement d’une Mauritian Fibre Relational Database.
« Le Cabinet, sous la présidence du Premier ministre, Sir Anerood Jugnauth, a approuvé l’institution prochaine d’une National Drainage Agency. Ce sera une institution qui s’occupera de la construction et de la gestion des drains à travers le pays ». C’est ce qu’a laissé entendre Raj Dayal. « Pour mettre sur pied cette agence, nous allons bénéficier du soutien technique de la firme Deltares des Pays Bas, une firme de réputation mondiale spécialisée dans la recherche de solutions à des problèmes de débordements et d’inondations ».
Raj Dayal n’a cependant pas voulu en dire plus. « Je vous en parlerai davantage en temps et lieu », a-t-il ajouté avant de reprendre son discours.
Dans un communiqué du Conseil des ministres en date du 30 janvier 2015 mentionnant, entre autres, une relance de la National Development Unit (NDU), le gouvernement annonçait la mise sur pied « urgente » d’une Land Drainage Authority. Celle-ci devait, selon le communiqué, planifier, concevoir et superviser la construction de drains à travers le pays. Elle devait également préparer et mettre en oeuvre des projets et des programmes d’urgence pour l’évacuation des eaux pluviales de ruissellement de surface.
Le 8 mai de la même année, un autre communiqué du Conseil des ministres annonçait que le gouvernement a pris note d’un « Report of Study on the Evaluation of the Land Drainage and Watershed Management Programme » effectué par la NDU durant la période 2010-2014. « Cette étude avait été commanditée en 2014 pour, entre autres, analyser les différentes phases et identifier les manquements et les faiblesses dans la mise en oeuvre des projets de construction de drains, tout en gardant en vue certaines préoccupations spéciales, dont des problèmes d’environnement. Le Consultant a souligné plusieurs manquements et a fait des recommandations que la NDU devrait adopter », précisait le communiqué.
Parmi ces recommandations, l’élaboration d’une expertise maison hydrologique et d’ingénierie pour la conception, l’évaluation et le suivi des projets de drains. Puis, que la NDU prenne sous sa responsabilité la partie supérieure des bassins hydrographiques (ou bassins-versants) afin d’atténuer les inondations à la source d’une façon plus efficace financièrement. Le consultant préconisait également l’élaboration d’un plan de travail annuel ainsi qu’un plan stratégique de cinq ans avec des objectifs bien définis, des précisions en termes de résultats, et des indicateurs et des moyens pour faire un suivi. Des rapports annuels, avec l’analyse des données, sur le progrès et les défis ainsi que le suivi et l’évaluation des programmes étaient également recommandés.
Selon ce communiqué du conseil des ministres, ces recommandations devraient être incorporées dans le Land Drainage Authority Bill à venir et dans l’Operational Manual du futur Land Drainage and Watershed Management Programme.
Rappelons que dans le cadre d’une consolidation du système d’alerte aux cyclones et aux marées de tempête par rapport notamment à un renforcement des capacités, de soutien technique et de transfert de technologie, Maurice (à travers le ministère l’Environnement, des Urgences en cas de Catastrophes naturelles et de la Beach Authority) et les Pays-Bas (à travers la Stichting Delares et l’université UNESCO-IHE) ont signé le 20 janvier dernier un mémorandum Memorandum of Understanding. À cet effet, Raj Dayal avait effectué une visite éclair aux Pays Bas en janvier dernier.