GÉRARD BAUNGALÉA

Depuis lundi soir, le temps en France et dans le monde semble s’être arrêté avec ce très grave et bouleversant incendie de la Cathédrale Notre-Dame de Paris. L’émotion et l’incompréhension prennent le dessus. Cris, noeuds dans la gorge et larmes se mêlent à la colère devant ce spectacle de désolation. On a mal à la tête et on ne veut à peine y croire. Signe des temps ? Oui, car la France passe par des moments difficiles, notamment avec l’effet Gilets jaunes. Et l’église catholique n’est pas en reste avec les scandales des prêtres pédophiles. Le brasier d’hier soir est comme le feu qu’on allume au début de la Veillée Pascale et l’eau des pompiers nous rappelle le lavement des pieds, l’eau du baptême. Le feu et l’eau, symboles de destruction et de purification pour pouvoir reconstruire, renaître.
Jésus dit : « Détruisez ce temple et je le batirai en 3 jours. » Au-delà de ce grave incendie, qui brûle cette belle Cathédrale, Dieu nous donne un signal très fort. Il réussit en quelques heures à unifier le peuple français catholique, qui a trop longtemps délaissé les églises et leur pratique religieuse. En quelque sorte, Dieu réussit à bâtir son église, peuple de croyants qui devient soudainement très solidaire. Comme le disent les journalistes des médias français, « que cette solidarité ne soit pas une solidarité de façade ».
Aussi, au-delà des scandales qui frappent l’Église catholique, Dieu nous rappelle, à travers cet incendie en pleine Semaine Sainte, que la foi des catholiques ne doit pas se limiter aux choses matérielles mais qu’en cette fin de Carême, nous puissions retourner à la source pour nous unir autour de Jésus réssuscité.
Bonne remontée vers Pâques à tous!