Il a fallu moins de 24 heures après l’article de Week-End rappelant les hauts faits de la carrière publique de Subash Seeruttun, de son statut d’activiste du PTr et membre de l’exécutif de ce parti depuis 91 jusqu’à sa dernière frasque de la nuit du 19 au 20 juillet où il avait été interpellé en état d’ébriété près du Jardin de la Compagnie pour qu’il se décide enfin à emprunter la seule voie qui s’imposait: se démettre. Il l’a fait lundi matin, 4 août, après une rencontre avec son ministre de tutelle, Hervé Aimée.
Se refusant à donner toute explication sur sa décision, après sa rencontre avec le ministre des Administrations régionales, lundi, l’ancien directeur de la Beach Authority a simplement déclaré que “so latet fatigué” et que ce sont les journalistes qui sont les plus à même de comprendre ce qui se passe.
Il semblerait, en tout cas, que les assurances publiques données par Hervé Aimée quant à son maintien à la tête de la Beach Authority n’aient pas été jugées assez suffisantes ou convaincantes pour le démissionnaire. Le ministre des Administrations régionales avait pourtant été catégorique et il avait affirmé qu’il ne voyait pas pour quelle raison il demanderait à Subash Seeruttun de débarrasser le plancher en soutenant qu’il ne pouvait se baser sur ce qu’écrivent les journaux pour décider d’autant que, selon lui, le directeur de la Beach Authority n’a pas été condamné pour quelconque délit.
Mais comme le disait un apparatchik rouge, sur le ton de l’humour corrosif: Subash Seeruttun a dû réaliser que ses jours étaient définitivement comptés à la tête de l’organisme d’Etat après le dernier incident en date une nuit d’hiver près du Jardin de la Compagnie et que le couperet finirait par tomber, qu’il serait purement, simplement et rapidement renvoyé et qu’il a finalement préféré prendre les devants.
Ce même apparatchik a ajouté, avec une bonne dose de cynisme, que l’ancien directeur de la Beach Authority a dû réaliser que si le ministre Aimée n’a pas pu assurer le maintien de sa propre fille sur le board de la Local Government Service Commission, ni persuader le bureau du Premier ministre de la nécessité de prolonger son mandat, il aurait été impossible pour lui de défendre le dossier de Subash Seeruttun.