Les Mauriciens accordent de plus en plus d’importance à leurs animaux de compagnie. Et selon les clubs canins, ils affectionnent plus particulièrement les bergers allemands, qui, d’ailleurs, ont la cote dans le monde entier. Marc Renaud, spécialiste de cette race et juge canin de renom, rencontré lors d’une Causerie organisée par le Clan de Mimosa, en collaboration avec Espace Maison et Jardin, représentant de Royal Canin, en dit plus.
« Le berger allemand a une forme éminemment lupoïde. On l’a longtemps surnommé “chien loup”. Il est de taille moyenne, légèrement plus long que haut, vigoureux, bien musclé, possède une ossature sèche, de construction solide. Sa ligne de dos est légèrement plongeante. Le berger allemand est un trotteur aux mouvements amples et à l’allure harmonieuse. Sa tête, en forme de coing, présente un sympathique masque noir, ses oreilles droites bien portées et son regard perçant et vif sont reconnaissables entre tous. Ses yeux, en amande, sont foncés et sa truffe, noire », a relevé le juge canin lors de sa causerie mercredi dans les locaux d’UBP à Trianon devant une trentaine de personnes.
Selon Marc Renaud, cette race est très particulière de par son caractère et sa morphologie. « Le mâle mesure 60 à 65 cm au garrot et pèse entre 30 et 40 kilos. La femelle mesure pour sa part 55 à 60 cm pour un poids de 22 à 32 kilos. »
Le juge est également d’avis qu’à Maurice cette race peut bien se développer si on s’y prend bien. Et d’expliquer l’importance d’accorder du temps à son animal, de l’affectionner et de l’éduquer. « Les gens ont tendance à dire que cette race, comme d’autres, demande beaucoup d’espace. C’est faux. Il suffit simplement de sortir son chien et de le promener et de lui construire un abri adapté », soutient Marc Renaud.
Selon le standard de race, le berger allemand doit être pondéré, bien équilibré, sûr de lui, absolument naturel, parfaitement inoffensif, vigilant et docile. Il doit faire preuve de courage, avoir un caractère bien trempé et posséder l’instinct de combat, afin de réunir les conditions qui le rendent apte à être un chien d’accompagnement, de garde, de protection, de service et de travail sur troupeaux. « Ce chien est vif, gai, loyal et très intelligent. Il est très débrouillard, analyse rapidement les situations et réagit. »
Alimentation
Comme nous l’explique Marc Renaud, l’alimentation industrielle offre des produits adaptés au poids, à la taille et à l’âge du chien. Elle propose également des aliments correspondant au niveau d’activité physique de chaque chien et à son état de santé.
Il est conseillé de ne donner qu’un seul repas le soir ou deux, un léger le matin et un plus copieux le soir, et rien entre les repas. La ration du chien doit être distribuée aux mêmes heures et au même endroit en le faisant manger seul dans un lieu isolé et calme de la maison. « Aujourd’hui, les croquettes aident beaucoup. La nourriture pour chien a bien évolué et nous avons de très bons produits. » L’eau, élément très important, doit toujours être disponible. Toutefois, en cas de consommation excessive, il est conseiller de consulter son vétérinaire.
Par ailleurs, le berger allemand ne présente pas de problèmes de santé particuliers. Sa longévité est bonne. La dysplasie de la hanche frappe de nombreux chiens de taille moyenne à grande, mais le dépistage et la sélection effectués depuis quelques années en ont réduit le risque.
Le fonctionnement et l’élevage
En France, comme dans beaucoup d’autres pays, les chiens de race sont titulaires d’un certificat de naissance, lui permettant par la suite d’obtenir un pedigree qui lui servira à la reproduction. « C’est très strict à l’étranger à partir d’un certain âge, le chien doit passer par un juge examinateur qui va déterminer, selon des critères, s’il est apte à la reproduction. C’est à ce moment que le pedigree est délivré et signé par la SCC (Société centrale canine) en France et qui est reconnu par la FCI (Fédération cinologique internationale). »
Le juge international a évoqué par ailleurs la situation à Maurice. « Je pense qu’ici, le fait que les organisations ne soient pas reconnue par la FCI est un gros handicap pour les Mauriciens car beaucoup d’éleveurs vendent des bergers n’ayant pas de certificat et de pedigree. Et devant l’absence de structures, les gens achètent n’importe quoi, font un élevage et vendent des bergers qui ne sont pas des pures races. »
Les éleveurs et les propriétaires sont pour leur part, aberrés d’avoir de la situation à Maurice. Pour beaucoup, les difficultés s’enchaînent pour obtenir des documents certifiés.